Assermentation au roi : au tour de certains députés du Nouveau-Brunswick de se questionner
Publié le 6 janvier 2023 à 16:27, modifié le 6 janvier 2023 à 16:27
Par: Louis-Philippe Morin
Après les députés du Parti Québécois, ce sont désormais des députés du fédéral et du provincial au Nouveau-Brunswick qui se posent des questions ou qui ont des malaises à prêter allégeance au roi.
Le serment fait au roi d’Angleterre a occupé beaucoup de place dans l’actualité québécoise des dernières semaines. Cette fois, c’est au Nouveau-Brunswick que le débat autour de l’assermentation se poursuit. Des députés du provincial et du fédéral souhaitent que le geste devienne facultatif. Comme le proposait le Parti Québécois, certains politiciens désireraient plutôt prêter allégeance à la population de la province. Des députés francophones estiment ne pas être à l’aise à prêter un serment au monarque britannique qui a, par le passé ordonné une déportation historique. Rappelons que le serment au roi Charles III est obligatoire en vertu d’un article de la Constitution canadienne.
« C’est peut-être quelque chose qui n’est pas le plus important en ce moment dans la province. On a une crise en santé, on a aussi une crise dans le secteur du logement… Combien d’attention vas-tu porter à ce sujet? Pour certains c’est très important. Donc, c’est d’essayer de trouver le temps et l’occasion pour se dire : c’est le temps maintenant de regarder à ça. », affirme Keith Chiasson, député de Tracadie-Sheila.