Sept municipalités du Kamouraska vont de l’avant pour étudier la fusion
Publié le 15 novembre 2022 à 17:15, modifié le 15 novembre 2022 à 17:17
Sept municipalités du Kamouraska qui évoquaient l’idée de fusionner il y a quelques mois souhaitent aller de l’avant avec la réalisation d’une étude. Elles demandent au Ministère des Affaires municipales de se pencher sur la question.
Doit-on se regrouper pour mieux opérer ? C’est la question que se posent des élus du Kamouraska.
« Dans les dernières années, il y a eu beaucoup d’exode. Il faut ramener du monde et garder nos gens ici », estime Vincent Bérubé, maire de La Pocatière.
La Pocatière, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Saint-Denis, Rivière-Ouelle, Saint-Onésime, Saint-Gabriel et Saint-Pacôme demandent formellement au ministère des Affaires municipales de lancer une étude pour évaluer l’option d’une fusion.
« Pour nous, c’était important d’avoir la possibilité d’avoir des données qui nous permettent de se comparer avec les autres municipalités et de voir s’il y a des économies échelles à faire à travailler avec elle et de trouver des solutions pour les prochaines années », remarque Nicole Généreux, la mairesse de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie.
Il pourrait y avoir un partage d’employés pour le déneigement, la direction générale ou encore le développement, parce que les embauches sont difficiles. Un comité sera formé pour discuter avec le ministère.
« Pour pas arriver au but d’un an et demi deux ans et voici ce qu’on vous recommande. Non! Tu vas venir nous voir au fur et à mesure pour qu’on soit capable d’argumenter », illustre Rosaire Ouellet, le maire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.
Une tentative de regroupement entre La Pocatière et Sainte-Anne avait échoué en 1998. Mais le maire croit que le contexte actuel est différent.
« Il s’est passé bien des affaires. On a pu de main-d’œuvre, le ministère nous a parachuté beaucoup plus de responsabilités qu’on en avait à l’époque », croit Rosaire Ouellet.
Le but de l’étude est d’évaluer les pour et les contres, et de considérer d’autres solutions.
« Il pourrait y avoir le statu quo, il pourrait avoir un regroupement de deux municipalités, un regroupement des sept municipalités », estime Vincent Bérubé, maire de La Pocatière.
Y aurait-il un ou plusieurs conseils municipaux ? Comment les finances seraient-elles gérées et quels services seraient regroupés ? Ce sont toutes des questions qui seront répondues lors de l’étude qui pourrait voir le jour dans 18 mois. Ça nous mènera près des élections municipales de 2025. Les possibles fusions pourraient donc devenir un enjeu électoral.