Tragédie des Éboulements : Un anniversaire qui remonte de mauvais souvenirs pour plusieurs
Publié le 13 octobre 2022 à 17:19, modifié le 13 octobre 2022 à 17:22
Par: Jérôme Gagnon
Il y a vingt-cinq ans survenait la tragédie des Éboulements. La chute d’un autocar dans un ravin a entraîné 44 personnes dans la mort. CIMT TVA a rencontré des Charlevoisiens qui ont vécu de près ce terrible accident.
En ce jeudi ensoleillé, le silence s’empare de ce lieu qui sert de mémorial aujourd’hui. C’est ici que s’est déroulée l’horreur, il y a 25 ans.
« C’est des images qui sont gravées dans ma tête pour le reste de ma vie », indique Pierre Tremblay, ancien maire de Saint-Joseph-de-la-Rive.
« C’est presque irréel quand je regarde l’ampleur de cette tragédie-là », soutient Serge Trudel.
Serge Trudel et Pierre Tremblay ont été parmi les premiers à se rendre sur les lieux de l’accident ayant enlevé la vie de 44 personnes le 13 octobre 1997.
« On a croisé quelqu’un qui nous a tout simplement alertés. Il était en panique et nous disait qu’il y avait un autobus qui venait de passer tout droit dans le détour », poursuit M. Trudel
« On a vu que l’autobus était éventré. Il y avait plus de fenêtres d’un côté et tout le monde était entre-pilé un sur l’autre. Il y avait aucun bruit, c’est ça qui m’a surpris », se souvient l’ancien élu qui venait d’entrer en poste lors des événements.
En attendant l’arrivée des services d’urgences, ces derniers ont tenté d’aider tant bien que mal.
« J’ai entré dans l’autobus pour enlever ces vitres au moins pour qu’ils puissent respirer et qu’on puisse essayer de voir s’il y avait des soins à donner sur certains survivants », précise Serge Trudel.
Ils ont rapidement laissé la place aux pompiers, dont Grégoire Bouchard.
« L’adrénaline était assez forte quand on a fait l’évacuation, c’était comme si ça devenait presque un automatisme. Ca s’est fait comme si c’était un ouvrage normal dans notre tête », se remémore-t-il.
L’évacuation a été complexe se souvient l’homme.
« Ce que je me rappellerais toujours, c’est la senteur », avoue l’homme qui est maintenant directeur du Service de sécurité incendie des Éboulements.
Les trois hommes ont une pensée pour la communauté de Saint-Bernard. D’ailleurs, les émotions étaient fortes pour la dernière survivante de la tragédie lors des commémorations cette année.
«Aujourd’hui, c’est une journée très émotionnelle. Se rappeler de tous les souvenirs des gens que j’ai connus, ça nous bouleverse», raconte Catherine Larochelle.
La paroisse des éboulements rendra hommage à ces victimes dans le cadre d’une messe ce dimanche à l’église de la municipalité.