Travaux routiers: Un signaleur frappé à la tête à Rivière-du-Loup
Publié le 14 septembre 2022 à 18:09, modifié le 14 septembre 2022 à 18:40
Par: CIMTCHAU
Seulement deux jours après le début du chantier Saint-Elzéar, un signaleur s’est fait agresser physiquement par un conducteur mécontent d’avoir été coincé dans un bouchon de circulation. D’autres automobilistes s’en sont pris verbalement à ces travailleurs.
«On sait qu’il y a de la violence verbale assez régulièrement, c’est d’ailleurs une situation qu’on veut dénoncer à la Ville de Rivière-du-Loup, y’a de nombreux chantiers, peu importe le temps de l’année, ce n’est jamais facile. On comprend, ça aiguise la patiente des automobilistes. Par contre, la violence et l’intimidation ça n’a pas sa place.», a commenté Pascal Tremblay, directeur des communications à la Ville de Rivière-du-Loup.
Certains ignorent la signalisation. À l’intersection Saint-Elzéar, Amyot et Saint-Magloire, les gens s’impatientent rapidement.
«Y’a un trou béant dans la rue madame, je ne peux pas vous laisser passer, je peux seulement laisser la police et les pompiers.», expliquait un signaleur à une dame qui tentait de traverser les cônes avec sa voiture.
Les signaleurs doivent garder leur calme et répéter constamment.
«Je ne peux pas vous laisser passer, la rue est éventrée, il y a de la machinerie qui travaille, je peux juste laisser passer la police et les pompiers.», a averti le signaleur.
Pourtant, plusieurs panneaux indiquent le détour à suivre, soit via les rues Frontenac et Saint-Pierre. Ce détour, vous allez devoir vous y faire parce que ce sera le seul chemin qui communiquera entre les quartiers Saint-Ludger et Saint-François jusqu’à la mi-novembre.
En comparaison aux grandes villes, les chantiers de Rivière-du-Loup sont sommes toutes assez tranquille. Mais même sur les plus petits, comme celui de la rue Joly, les citoyens essaient d’aller au-delà des cônes orange et des panneaux.
«Quand il y a des barrières, ils les contournent, quand ça clignote, ils contournent, quand on les arrête, ils disent qu’ils ne nous ont pas vu.», racontait un signaleur, juste avant qu’une voiture arrive pour tenter de détourner le barrage en place.
«Le monde ne ralentit même pas, ils nous pilent quasiment sur les pieds.»
Déjà mercredi, la circulation était plus fluide. Pour l’instant, l’agression physique du signaleur mardi matin est un acte isolé.
Si d’autres événements dans le genre surviennent, la Ville devra prendre des mesures plus strictes, mais ne souhaite tout de même pas en arriver là.