L’Isle-aux-Coudres : Déjà des pertes financières et une longue attente à la traverse
Publié le 8 septembre 2022 à 10:13, modifié le 8 septembre 2022 à 10:15
Par: Jérôme Gagnon
Depuis mardi, un seul traversier assure la liaison entre L’Isle-aux-Coudres et Saint-Joseph-de-la-Rive. Déjà les commerçants et insulaires ressentent les effets du retrait de l’un des navires qui a quitté en raison d’un arrêt technique obligatoire.
Cette insulaire garde le sourire, malgré tout. Mais plusieurs n’entendent pas à rire lorsqu’il est question de la Société des traversiers du Québec et de son service à L’Isle-aux-Coudres.
« L’île a un petit bouton sur son beau petit visage et il y a du pus dans ça », mentionne Noëlle-Ange Harvey.
La journée de mardi est à oublier pour plusieurs. La traversée de deux ambulances a contribué à plus de 2h d’attente et ainsi des pertes financières pour l’industrie touristique.
« Écoute, c’était comme si on était dans le mois de novembre », s’indigne la femme d’affaires.
« C’est une belle offre touristique, non seulement il faut la voir, mais il faut être capable de la visiter », explique également la jeune entrepreneur de la boutique 1603, Guylaine Audet.
Par ailleurs, trois importants entrepreneurs de l’île lancent un cri du cœur. Pour eux, il est impératif de trouver un service à deux navires durant les fins de semaine jusqu’à l’Action de grâce. L’actuel navire, le NM Svanoy, a une capacité moindre que les autres traversiers déployés dans le passé. De plus, ils s’inquiètent de ses capacités dans les intempéries du fleuve.
« On investit, on fait des projets, on essaie d’amener le monde parce qu’ il y a du monde de partout qui vient ici, mais ces gens-là quelle presse ils vont donner à nous autres », questionne la propriétaire de la boulangerie Bouchard.
Un résident demande que la situation vécue par les insulaires devienne un enjeu électoral.
« Je dois m’attendre que les candidats qui se présentent pour différents partis donnent leur avis sur ce qui se passe actuellement sur la société des traversiers du Québec », indique Jean-François Bergeron qui souhaite une meilleure transparence de la part de la société d’État.
Du côté de la STQ, on mentionne donner un coup de barre pour l’amélioration de la flotte de secours à moyen terme. Selon elle, dès l’année prochaine, le NM Joseph-Savard et le NM Radisson devraient reprendre du service et solidifier celle-ci.
« Je leur demande qu’il réponde à nos attentes et à nos besoins. S’ils ont mal géré la façon d’aller faire réparer les bateaux, ce n’est pas ma faute à moi et ce n’est pas la faute à la population », répond Noëlle-Ange Harvey.
Notons que les entrepreneurs demandent l’intervention aux ministères du Tourisme et des Transports afin d’agir au plus vite pour améliorer le service de la société d’État.