Traverse de l’Isle-aux-Coudres : un équipage qui parle majoritairement en anglais
Publié le 3 août 2022 à 13:58, modifié le 3 août 2022 à 18:36
Par: CIMTCHAU
L’équipage du Svanoy, le navire qui assure la traversée entre Saint-Joseph-de-la-Rive et L’Isle-aux-Coudres dans Charlevoix, communique en grande partie en anglais.
Les touristes sont au rendez-vous, le soleil aussi, mais les employées francophones sont rares sur ce navire qui assure la traversée entre Saint-Joseph-de-la-Rive et L’Isle-aux-Coudres.
Selon des témoignages de résidents de l’Isle, dont celui d’un groupe de gens d’affaires, le service en français serait problématique à bord du Svanoy. De son côté, la Société des traversiers du Québec (STQ) se défend et mentionne tout de même qu’il y a une portion des employés qui parle le français sur le bateau en cas d’incident.
« L’équipage mixte était la solution pour pouvoir avoir un service à deux navires cet été. On met beaucoup d’efforts et on espère que les membres d’équipage du Svanoy pourront parler français et seront des membres d’équipage de la STQ au fur et à mesure que la saison va avancer », mentionne Bruno Verreault, porte-parole.
En raison du manque de main d’œuvre, la société d’état fait affaire avec une entreprise privée pour les opérations de ce traversier. Dans son entente avec la firme externe, la Société des traversiers du Québec assure avoir une clause concernant les employés francophones.
« Il y avait une exigence avec la firme pour qu’on ait le plus de membres d’équipage francophone », assure M. Verreault.
Même si la situation n’est pas l’idéale pour la municipalité, elle accepte de faire ce compromis pour avoir un 2e navire en service.
« C’est désolant un petit peu, mais sans ça, on n’aurait pas eu de deuxième bateau », indique le maire, Chrystian Dufour.
Si l’opinion des usagers est partagée, pour ceux qui ont parlé avec CIMT TVA, le plus important c’est que la sécurité à bord soit assurée.
« Je vous dirais que l’important c’est d’avoir quelqu’un pour s’occuper de la sécurité pour le reste on est tout le temps capable de se comprendre », souligne un homme.
Dans une déclaration écrite, le bureau du ministre de la langue française mentionne être en train de faire les vérifications nécessaires. Une intervention pourrait être réalisée.