Transport en commun : un projet-pilote pour réduire la facture des personnes vulnérables au Kamouraska
Publié le 13 avril 2022 à 17:02, modifié le 13 avril 2022 à 17:11
Par: CIMTCHAU
Un projet-pilote est en place depuis près d’un an au Kamouraska afin que les citoyens à faible revenu puissent se déplacer plus facilement. Un service d’autobus est offert à coûts réduits, grâce à la collaboration de plusieurs organismes. Le but est de développer une offre à long terme.
Un total de 10 000 $ est alloué pour cette initiative, une aide financière qui permet de payer 50 % de la facture des déplacements de chaque utilisateur. Pour prendre ce service de transport de l’organisme Trans-Apte, il en coûte 11 $ par citoyen pour un aller-retour. Notons que trois autobus sillonnent le Kamouraska, alors que l’idée de mettre sur pied cette initiative a débuté en 2020.
« Avec la pandémie, les organismes communautaires du Kamouraska ont fait le constat que les personnes vulnérables avaient de la difficulté à se déplacer », affirme Sika Gautier Adomon, agent de développement à l’accessibilité au transport au Service d’aide à l’emploi Kamouraska (SAE).
« Le projet des Alliances vient répondre aux besoins de déplacement pour des rendez-vous de santé, pour aller dans les centres communautaires de la région, mais aussi pour aller faire son épicerie », explique pour sa part la directrice générale de l’organisme Trans-Apte, Valérie Provencher.
Une option à long terme ?
Ce service s’adresse aux aînés, aux personnes vulnérables ou à faible revenu. Il faut toutefois prévoir une réservation au moins 24 heures à l’avance. Notons que chaque utilisateur se doit d’être recommandé par le CISSS du Bas-Saint-Laurent ou un organisme communautaire en plus de fournir les pièces nécessaires. La prochaine étape pour le SAE sera de documenter les besoins de la population, afin de mettre sur pied un service qui sera utile après la fin du projet-pilote en mars 2023.
« Présentement, on veut voir ce qui se fait ailleurs dans les autres régions afin de déterminer quelle formule que tout ça pourrait prendre. Dans la prochaine année, on va faire ça pour établir une tarification sociale », mentionne le directeur général par intérim au SAE, Vincent Thibaudeau.
Pour le moment, cette offre de services n’est disponible que pour le Kamouraska. Ces organismes souhaitent toutefois l’offrir au plus grand nombre de personnes possibles alors que les besoins sont bel et bien présents dans la région.
« On a besoin de l’implication des travailleurs du milieu, soit ceux qui travaillent directement avec les personnes qui sont en situation de vulnérabilité. Il est important de pérenniser cette offre-là parce que la vulnérabilité des personnes sur un territoire rural, ça doit demeurer une priorité », termine Valérie Provencher.