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Vol d’identité à l’assurance emploi : Une lueur au bout du tunnel pour les victimes

Publié le 4 mars 2022 à 16:37, modifié le 4 mars 2022 à 16:37

Par: CIMTCHAU

Ottawa a mis en place une escouade spécialisée pour authentifier les victimes de l’assurance emploi qui ont subi un vol d’identité. Les prestataires fraudés ont espoir de pouvoir régler leurs fâcheuses situations.

« Tu sais… des gens quoi ont dû même vendre des REER pour arriver », débute Élaine Guilbault, directrice générale de l’ACEF péninsule.

Les victimes de fraude à l’Assurance emploi sont à bout de ressource… Malgré les promesses de solution, il y aurait toujours des failles dans le système. Le mouvement action chômage de la Gaspésie Pabok est inondé d’appels pour signaler des vols d’identité.

« Ils continuent d’en recevoir, ça pas arrêté, j’ai encore eu un téléphone hier de quelqu’un et ça vient de se passer-là, alors ça pas été réglé ça », dit Nadia Mongeon, coordonnatrice du Mouvement Action chômage, Pabok.

 

 

Ottawa a mis en place des équipes qui travaillent le soir et le weekend pour accélérer le traitement des dossiers du mois de décembre. Malheureusement, les gens qui ont vu leurs prestations s’arrêter aux mois de janvier et février demeurent toujours en attente… et, surtout, sans revenu. Pour les experts, le cœur du problème ne serait pas réglé.

« Le système informatique il est capable d’arrêter les demandes frauduleuses, mais il n’est pas capable de faire la différence puis d’empêcher que les données soient changées. Lui tout ce qui fait c’est qu’il gèle le compte », selon Nadia Mongeon.

 

La méthodologie utilisée pour le classement des prestataires et le nombre de semaines d’éligibilité doit être revue entièrement. La lenteur de ces méthodes met souvent les gens en situation de précarité.

« Tu sais comme là ils sont supposés de changer, car ils ont dit à l’été 2022, ils sont supposés de donner 26 semaines au lieu de 15 semaines à l’assurance-emploi maladie, mais on a en plus entendu parler. », relate Nadia Mongeon.

La situation est préoccupante, voire alarmante, dans certains cas.

« Tu sais il y a encore des gens qui m’appellent et me disent : j’ai fini mes 15 semaines, qu’est-ce que je fais ? J’ai le cancer je suis encore malade je n’aime pas ça je suis obligé de leur dire allez sur l’aide sociale si vous vous qualifié », explique Nadia Mongeon.

Certaines victimes ont été fraudées 2 à 3 fois… voire même, dans certains cas, ont dû déclarer faillite.

« Des gens qui doivent subvenir à leurs besoins courants de base en empruntant des marges de crédit, des cartes de crédit », souligne Élaine Guilbault.

Les professionnelles et prestataires ont droit à des réponses quelque peu singulières.

« Les réponses en fait qu’on obtient des bureaux d’assurances emploi ou peu importe c’est justement : Si vous n’avez pas à vendre des biens… bien vous n’êtes pas nécessairement comme urgent », termine Élaine Guilbault.

Bien que la situation semble s’améliorer, il faudra encore être patient pour les victimes de vol d’identité. L’assurance emploi finira par mettre la situation au clair et remboursera les prestataires.