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Victimes de violences conjugales: plus d’argent demandé

Publié le 7 novembre 2019 à 16:30, modifié le 7 novembre 2019 à 17:19

Par: Etienne Malouin

La députée provinciale de Gaspé dénonce le manque de ressources pour les maisons d’hébergements de femmes victimes de violences conjugales. Méganne Perry Mélançon a demandé que le gouvernement augmente de 50 millions leur financement.

Chaque année, 35 000 demandes d’hébergement seraient refusées à des femmes violentées par manque de ressources financières. Méganne Perry Mélançon demande au gouvernement d’agir.

« Une femme par mois est tuée au Québec pour cause de violence conjugale. On a été témoins collectivement de tragédies familiales d’une tristesse infinie qui auraient pu être évitées si on leur avait offert un soutien. Est-ce que le gouvernement peut s’engager formellement à investir 50 millions de dollars? », mentionne la députée de Gaspé.

La ministre de la Santé reconnait qu’une lacune existe au niveau du financement. Danielle McCann assure que ce dossier sera prioritaire, mais refuse de se commettre sur les 50 millions demandés.

« Ce dossier-là, très important. On a entendu le cri du cœur des ressources d’hébergement pour femmes. On a déjà commencé des travaux au ministère de la Santé et des Services sociaux. Il y a des problématiques, on est en train d’y voir et effectivement monsieur le président on va avoir à consolider le réseau », assure la ministre.

Le manque de ressources est criant en Gaspésie. Par exemple au centre l’Aid’Elle de Gaspé, plusieurs services ne peuvent être donnés, faute de financement.

« Quand on parle de prévention et de sensibilisation dans la communauté.  C’est des choses que l’on pourrait pousser à plus grand augure dans la communauté. On est moins accessible aussi pour les femmes dans les petits villages autour de Gaspé », explique la directrice Cathie Cassivi.

La directrice des maisons d’hébergement des MRC Bonaventure et d’Avignon affirme ne pas recevoir un financement à la hauteur des services qu’elles offrent sur le territoire.

« Par moment notre ressource à un taux d’occupation supérieur à 100% parce qu’on outrepasse les places pour lesquelles on est financé, on peut accueillir 15 personnes en hébergement. On aménage des lits de fortunes plutôt que de refuser des femmes. Est-ce que c’est considéré dans l’ensemble du portait qui est mentionné? », ajoute pour sa part Nancy Gough.

Danielle McCann rencontrera jeudi prochain les représentantes du Regroupement des femmes violentées et de la Fédération des maisons d’hébergements. Ces dernières souhaitent que cet entretien se conclue par un engagement financier.