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Vers une grande production d’algues au Québec

Publié le 18 octobre 2017 à 16:37, modifié le 19 octobre 2017 à 16:15

Par: Stéphanie Collin

L’engouement pour les algues au Québec ne se dément pas. Le programme OPTIMAL, chapeauté par Merinov et qui vise la production et la valorisation des algues de culture québécoise, en est à sa quatrième année.

«Les algues au niveau de l’élevage, c’est nouveau, ça se fait beaucoup en Asie, ça commence en Europe, ça commence en Amérique du Nord. C’est une nouvelle tendance», explique Jean-Philippe Hébert, président, Fermes marines du Québec.

C’est pourquoi Merinov en collaboration avec plusieurs joueurs clés, dont les Fermes marines du Québec (FMQ), tente de trouver des moyens de mieux produire les algues et de façon plus efficace.

«Qu’est-ce qu’on vise c’est d’optimiser et d’améliorer la technique de production autant en écloserie qu’en mer pour avoir des meilleurs rendements et pour abaisser les coûts pour les industriels impliqués», mentionne Isabelle Gendron-Lemieux, chargée de projet chez Merinov.

Pour en faire la production, la technique de l’écloserie est utilisée.

«On part d’un plant géniteur que lui va émettre les spores, qui est comme la graine et dans le fond ça va germer vraiment sur la cordelette. On va voir au début c’est microscopique, mais au fil des semaines, au bout de deux semaines on a vraiment une petite plantule, qui fait quelques microns, jusqu’à 2 millimètres», élabore Andrée-Anne Mailloux, responsable des opérations et de l’écloserie, FMQ.

Il y a aussi tout un travail d’observation en laboratoire qui est effectué.

«On récolte des petits échantillons de cette cordelette à une certaine fréquence tous les quelques jours pour suivre l’avancement de la croissance de ces plantules. Ça permet d’avoir un recul sur l’optimisation qu’on porte à nos processus d’écloserie», stipule Grégoire Cholat-Namy, technicien aquacole chez Merinov.

L’étape suivant l’écloserie consiste à mettre les algues à la mer.

«Ils partent de 1 à 2 millimètres à l’écloserie et vont mesurer de 2 à 4 mètres rendus au mois de juin de l’année d’après», dit Jean-Philippe Hébert.

Au bout de 6 à 8 mois en mer, le produit fini est prêt à être mis en vente sur le marché et commercialisé par des producteurs via différents produits alimentaires.

«On travaille aussi sur une production à plus grande échelle au niveau industriel pour éventuellement faire de la farine d’algues qui va servir à faire de l’extraction, que ce soit pour le milieu pharmaceutique, nutraceutique ou pour les bios plastiques et les bios carburants», ajoute le président des Fermes marines du Québec.

Le programme en est à son avant-dernière année. Les prochains mois serviront entre autres à trouver ce qui peut être fait avec les résidus afin d’obtenir zéro déchet.