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Vers l’abolition des sacs de plastique

Publié le 12 février 2018 à 15:56, modifié le 12 février 2018 à 16:59

Par: Annie Levasseur

L’Association Zéro Déchet Chaleur veut éliminer les sacs de plastique dans la région.

L’organisme a récemment rencontré des commerçants pour les sensibiliser à l’importance de les abolir pour préserver l’environnement. Une démarche qui est bien accueillie de la part des entrepreneurs.

Les sacs de plastique sont interdits dans huit villes canadiennes. L’Association Zéro déchet Chaleur veut faire de même dans la région. « On veut anticiper une décision qui pourrait être prise au niveau gouvernemental, fédéral, provincial ou même municipal et leur donner des outils », affirme la présidente, Audrey Demars. Parmi les solutions, Audrey Demars propose notamment l’utilisation de boîtes de carton et de sacs réutilisables.

14% des sacs de plastique sont recyclés au Canada. Dans la région Chaleur et la Péninsule acadienne, ils ne sont pas acceptés dans le bac bleu. « C’est de faire prendre conscience à la population et aux commerçants de l’intérêt qu’il y a de diminuer les emballages de plastique dans la région. Il y a un intérêt à la fois pour l’environnement et aussi pour le porte-monnaie. Les emballages représentent 15% du prix d’un produit », explique Audrey Demars.

Les entrepreneurs de la région Chaleur sont en faveur de l’initiative de l’organisme. « Le plus gros pour eux c’est le coût associé aux sacs de plastique. C’est certains que s’ils peuvent réduire les sacs, ça va leur sauver des sous à la longue », mentionne la directrice de la Chambre de commerce du Grand Bathurst, Jennifer Daigle.

« C’est quelque chose que l’on donne aux clients. Les miens sont biodégradables. Je paie plus cher pour ça, mais encore là ce n’est pas comme zéro plastique », indique la propriétaire de la Confiserie Andréa, Andréa Duguay-Cormier. La propriétaire croit qu’il est inévitable d’éliminer les sacs de plastique. Elle remarque que les clients sont plus sensibilisés. «On voit de plus en plus de gens qui ont leurs sacs en tissus réutilisables avec eux et ils disent qu’ils ne veulent pas de sac », ajoute Andréa Duguay-Cormier.

La directrice de la chambre de commerce affirme qu’il faut que le changement se fasse graduellement.  « Tu ne te réveilles pas un lundi matin en disant que tu n’as plus de sacs. On prépare les clients, on leur demande s’ils veulent des sacs et on prépare le changement petit à petit », raconte Jennifer Daigle.

Un sac de plastique prend une seconde à fabriquer. Il est utilisé en moyenne 20 minutes et il prend 400 ans à se décomposer.