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Une seconde vie pour les carcasses de fruits de mer

Publié le 27 janvier 2020 à 15:54, modifié le 27 janvier 2020 à 16:46

Par: Etienne Malouin

Donner une seconde vie aux carcasses des fruits de mer. Voilà le projet auquel s’adonne un consortium dans le domaine alimentaire, formé de Merinov, de Cintech Agroalimentaire et de l’Université Laval. Étienne Malouin est allé visiter les installations de Merinov.

C’est depuis le mois d’août dernier que Merinov mène ce projet pour maximiser la récupération des carcasses de fruits de mer. Chaque joueur du consortium amène une plus-value.

« On a accès à une matière première de qualité. On a aussi des clients dans le projet qui nous sont amenés via Cintech Agroalimentaire et on a une plus grande gamme de capacité de transformation du plus simple au plus complexe grâce à l’Université Laval », explique Laurent Girault, chercheur industriel chez Merinov.

La technique comporte plusieurs étapes. Il faut d’abord faire sécher durant plusieurs heures les résidus, soit crus ou cuits, des fruits de mer. Par la suite, ils sont réduits en poudre à l’aide d’un broyeur.

« Il va être capable de séparer les carapaces de la chaire résiduelle. Ensuite on va traiter séparément les 2 fractions donc carapaces et chaires pour sortir 2 ingrédients », ajoute le chercheur.

Par la suite, les résidus sont transportés dans un autre laboratoire. À cet endroit, chaque élément nutritif, que ce soit les lipides ou les protéines, est quantifié. Dès 2022, il sera interdit d’enfouir des matières organiques au Québec. En Gaspésie, la majorité des résidus sont déjà utilisés à titre de compost. La technique développée servira à des régions plus isolées, comme les Îles-de-la-Madeleine.

« Là effectivement, les solutions agricoles, disons sont relativement limitées. Donc pour ces entreprises-là, la limite de 2022 est vraiment un point critique ou il faut qu’ils changent leurs pratiques  », précise Laurent Girault.

Une fois les éléments nutritifs extraient, ils peuvent être utilisés tant pour l’alimentation animale qu’humaine.

« Les gens veulent avoir le plus de naturalité possible. On s’entend que dans ce manche-là, on a des produits qui sont à saveur de, mais vous cherchez le crabe et le homard dedans. Là on a vraiment une tendance de fond chez l’alimentation humaine qui est d’avoir des ingrédients authentiques », ajoute le chercheur.

Le projet entre les membres du consortium est d’une durée de 3 ans.