Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Une première médecin de famille pour Saint-Clément en deux ans

Publié le 16 octobre 2018 à 17:06, modifié le 16 octobre 2018 à 17:46

Par: Carl Vaillancourt

Après une disette qui aura perduré plus de deux ans, le village de Saint-Clément compte désormais sur une jeune omnipraticienne. Elle a choisi de s’installer en région plutôt que dans les centres urbains.

De 2016 jusqu’à juin dernier, aucun médecin de famille ne desservait le point de service du CLSC de Saint-Clément. La situation était devenue critique à un tel point que même les employés parlaient d’une fermeture imminente du point de service. C’est du moins ce qu’une source nous a confié mardi matin.

Depuis les trois derniers mois, les nouvelles sont positives. Une infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne a été embauchée à raison de quelques jours par mois au CLSC de Saint-Clément.

Puis les résidents peuvent maintenant rencontrer un médecin de famille sans même sortir de leur village. Pour une première fois en plus de deux ans, un médecin de famille se rend au CLSC de la municipalité. L’arrivée du Dre Anne Hamelin-Morrissette est un argument pour combattre l’exode des familles vers les centres urbains.

« C’est évident que ça va nous aider beaucoup à inciter des jeunes familles à venir s’installer à Saint-Clément», a expliqué le maire, Éric Blanchard.

Pour bon nombre de citoyens, fini la route jusqu’à Trois-Pistoles pour une simple prise de sang. Ils pourront maintenant y aller à la marche.

« Des personnes qui doivent utiliser le transport public. Ils devaient partir le matin et revenir seulement le soir, donc ça faisait aucun sens», a ajouté M. Blanchard.

La situation en réjouit plus d’un. La population est unanime, c’est une bonne nouvelle.

Une dame qui avait rendez-vous ce matin auprès d’une infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne.

« C’est un soulagement, ça fait du bien, c’est sécurisant aussi», a-t-elle ajoutée.

Une autre patiente a expliqué qu’il s’agissait d’un service essentiel pour les personnes âgées qui ne peuvent conduire une voiture.

« Pour les personnes qui ont moins de mobilité, c’est vraiment pratique», a-t-elle renchéri.

Ce n’est que depuis la fin septembre que l’omnipraticienne a décidé de desservir la petite communauté qui compte 500 résidents. Même si elle a grandi en ville, le choix de s’installer au Bas-Saint-Laurent était une évidence pour elle.

« La prise en charge en région, c’est vraiment attirant pour un médecin de famille, parce qu’on en fait quand même beaucoup plus qu’en ville, parce qu’on a moins accès aux médecins spécialistes. C’est plus une prise en charge globale», a mentionné Dre Hamelin-Morrissette.

Depuis son arrivée au CLSC, le téléphone ne dérougit pas. Les demandes de rendez-vous se multiplient. C’est du moins ce qu’a observé l’agente administrative du Centre intégré de Santé et de Services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Andréanne Denis.

« Depuis que les gens sont au courant. L’horaire c’est plein, c’est comblé!», a expliqué Mme Denis.

Autre fait intéressant, une résidence pour personnes âgées se trouve en face du bâtiment qui abrite le CLSC. Pour les bénéficiaires, c’est une occasion en or de pouvoir compter sur un médecin à proximité.

Un couple de personnes âgées de la Résidence Denonville s’est dit satisfait de la situation.

« Je suis bien content de ça. C’est un avantage. C’est un avantage qu’on est bien content», ont-ils tenu à dire à la caméra.

Une autre bénéficiaire s’est réjouie elle aussi de ce nouveau service à proximité de la résidence.

« On accueille ça avec grand plaisir, parce que c’est ça qui nous manquait», a-t-elle clamé.

Reste à voir maintenant si l’initiative du Dre Hamelin-Morrissette d’offrir des consultations dans une petite municipalité incitera d’autres médecins de famille à faire de même.