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Nouvelles

Une première goutte de gaz liquide en attente

Publié le 27 juin 2018 à 18:36, modifié le 28 juin 2018 à 10:28

Par: Carl Vaillancourt

Une équipe d’experts américains provenant de la Californie sont présents à l’usine de biométhanisation pour extirper cette première goutte de gaz liquide purifiée.

Après deux tentatives ratées, la Société économique mixte d’énergie renouvelable de la région de Rivière-du-Loup (SÉMER) espère que la troisième sera la bonne.

Pour l’occasion, les gestionnaires de l’usine de biométhanisation située à Cacouna près de Rivière-du-Loup, ne prennent aucune chance. Une pièce maîtresse dans la chaine de production est sous surveillance étroite par les sous-contractants pour s’assurer qu’elle demeure en place durant le démarrage pour la liquéfaction du biogaz. C’est cette étape complexe qui n’a jamais fonctionné par le passé.

L’optimisme est toujours au rendez-vous pour la Ville de Rivière-du-Loup qui possède plus de 40% des parts du projet de l’usine évaluée à 27,6 M$ par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques (MDDELCC) en juillet 2012.

« Pour moi dans mon esprit, il n’est pas question que ça ne se concrétise pas d’une façon ou d’une autre. Maintenant l’usine est fonctionnelle. Elle fonctionne, elle fait du biogaz. On n’est pas en perte avec ça sauf ce qu’on veut, c’est des revenus», a expliqué la mairesse, Sylvie Vignet.

Il y a quelques semaines, la mairesse avait avoué que les pertes de revenus liées au retard dans l’échéancier du projet pour ce qui est de la production du gaz liquide étaient estimées à 3,1 M$. Une fois que la liquéfaction sera opérationnelle, les retombées seront majeures, principalement pour l’environnement. C’est ce que croit le gestionnaire en environnement de la Ville de Rivière-du-Loup, Jean-Bernard Ouellet.

« Le méthane est généré par la matière organique, c’est très nocif pour l’environnement, donc c’est le but du projet de détourner la matière organique du lieu d’enfouissement technique», a-t-il ajouté en entrevue à CIMT Nouvelles.

Une campagne de sensibilisation vaste

Dans les dernières semaines, les différents acteurs et parties prenantes du projet de l’usine de biométhanisation ont lancé une importante campagne de sensibilisation auprès du grand public, mais également pour les industries et entreprises commerciales afin qu’ils récupèrent leurs matières organiques.

Un objectif se cache derrière la campagne. La production du biogaz liquide nécessite une quantité importante de détritus alimentaires pour pouvoir continuer de fonctionner sans arrêt. Pour chaque heure, le système implanté dans l’usine doit pouvoir compter sur 450 mètres cubes de résidus alimentaires au minimum pour produire le gaz liquéfié sans quoi il ne sera pas capable de produire.

Ce seuil est atteint pour le moment en raison du stockage des matièresréalisé à proximité du lieu d’enfouissement technique.

Opération séduction auprès de 3 villes

Plusieurs membres de la direction de la SÉMER ont rencontré trois villes qui seront confrontées à un choix difficile dans les mois à venir. À compter de 2020, le MDDELCC interdira à toutes les villes et municipalités du Québec d’enfouir des matières organiques dans ses sols.

Un rapport sommaire sur l’évaluation des coûts liés au transport maritime de leurs matières résiduelles jusqu’à Rivière-du-Loup a même été remis aux élus de Baie-Comeau, Matane et Sept-Îles. Des pourparlers sont actuellement en cours selon ce qu’a ajouté la mairesse.

« C’est sûr que les villes vont de voir si elles veulent être partenaires financiers. Ils vont devoir investir dans la SÉMER, donc que ce soit un partage des coûts et un partage des revenus et dépenses » a-t-elle renchérit.

Une entente pourrait survenir dans les prochaines semaines.