Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Un hiver peu lucratif pour les entrepreneurs en déneigement

Publié le 15 février 2019 à 16:27, modifié le 15 février 2019 à 17:00

Par: Mariane Lajoie

On se souviendra certainement de cet hiver. Nos régions reçoivent régulièrement  de bonnes bordées de neige. Cela a un impact direct sur les entrepreneurs en déneigement. L’hiver sera loin d’être lucratif pour eux.

Selon Environnement Canada, 300 centimètres de neige sont tombés jusqu’à présent sur Charlevoix. Et sur la montagne du Massif, le chiffre grimpe à 464cm. De quoi réjouir les amateurs de sports de glisse, mais décourager les entrepreneurs en déneigement, qui trouvent l’hiver très ardu.

«Ça a commencé un mois plus de bonne heure et on en a presque à tous les jours», remarque Joseph-Aimé Gagnon, propriétaire d’Excavation Joseph-Aimé Gagnon & fils.

«Les autres années c’étaient pas mal moins pire. Hier on a commencé, le matin à trois heures, et on a débarqué hier soir à quatre heures. Ça fait 12-13 heures sans débarquer. C’est normal mais à tous les jours, c’est forcer la note un peu. Et là il neige encore», ajoute Angelo St-Gelais, d’Excavation NF St-Gelais.

Les équipes sont constamment à pied d’œuvre, et ce, peu importe l’heure.

«Ce sont des journées de 10-12 heures et le lendemain il faut recommencer pour se nettoyer. Il ne faut pas que ça brise, on se croise les doigts. On est assez fatigué, mais il faut persévérer», mentionne Joseph-Aimé Gagnon.

«Il n’y a pas d’heure. C’est jour et nuit», assure Michel Néron, co-propriétaire de Déneigement P-E Néron inc. «Ça les heures on ne les compte pas, parce que si on compte tout, on va tomber en dépression», lance en souriant Angelo St-Gelais.

Déjà, certaines compagnies enregistrent des pertes financières.

«Les clients sont contents mais nous on est dans le rouge. Si on comptait nos heures ce serait dans le rouge foncé. Environ un quart des contrats, on va être perdant. On ne peut pas se rattraper», se désole Joseph-Aimé Gagnon.

«Moins il en tombe plus c’est payant, plus il en tombe, moins c’est payant. Cette année, la neige, on est en dessous», avoue Angelo St-Gelais.

Résultat, certains entrepreneurs n’auront pas d’autres choix que d’augmenter le prix de leur contrat de neige la saison prochaine.

«Soit qu’on les augmente ou on va arrêter», dit Joseph-Aimé Gagnon. «Ça va sûrement avoir un impact. Moi ça fait au-dessus de 40 ans que je fais ça et c’est un bon hiver. T’as plus de dépenses, t’as plus de matériel à mettre comme du sel, du sable. Tu sors plus souvent, donc tu en mets plus», explique Michel Néron.

Pour certains entrepreneurs, le manque de main-d’œuvre est encore plus problématique que les accumulations de neige. Faute d’employés, certains contrats de déneigement ne pourront être renouvelés l’an prochain.