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Un CPE de la Baie-des-Chaleurs ferme 8 places

Publié le 21 juin 2022 à 17:01, modifié le 23 juin 2022 à 17:26

Par: Roxanne Bisson

Trouver une place en service de garde est un véritable casse-tête pour les parents de la région. Alors que Québec débloque finalement des places, voilà que le manque d’éducatrices force des CPE à fermer des groupes.

Le CPE aux Joyeux Marmots doit fermer un groupe de 8 jeunes âgés de 18 mois et plus. Il n’y a tout simplement pas d’éducatrice disponible, nous explique la directrice, Karine Pelland : « C’est parce que quelqu’un, pour l’instant, n’est pas disponible. Puis on n’arrive pas à recruter. Notre liste de remplaçante est inexistante, bien pas qu’elle est inexistante, mais celles qui sont sur la liste travaillent déjà. Avec l’ouverture de nouveaux groupes, il y a des postes qui ont été octroyés. Une situation qui était précaire est devenue encore plus précaire ».

 

C’est d’autant plus frustrant que des places ont été attribuées au service de garde et devraient être disponibles. « C’est une situation pas facile parce qu’on manque de place, on réussit à obtenir des places, on les ouvre, puis ensuite de ça c’est malheureusement le personnel qui n’est pas suffisant », ajoute Mme Pelland.

 

Québec a ciblé le secteur de l’éducation à la petite enfance comme prioritaire. Diverses solutions ont donc été mises en place au cours des derniers mois. Entre autres, on a développé des formations beaucoup plus courtes. Le Cégep offre une certification qui se complète en aussi peu que 4 semaines. « La certification collégiale permet à une personne qui n’a peut-être pas l’ambition, déjà, de faire tous ces diplômes-là, mais qui voudrait faire un métier et travailler auprès des jeunes ? Bien ça lui permet d’avoir cet emploi-là facilement », affirme Julie Gasse, directrice à la formation continue.

 

Le CÉGEP de Rimouski inaugurait cette toute nouvelle formation cette semaine. « Ici au Cegep de Rimouski notre cohorte a commencé hier, lundi le 20 juin, et on accueille dans cette cohorte-là 7 personnes. Ce sont des petits nombres, ce n’est pas des troupes et des troupes, mais chaque personne compte dans ce dossier-là. Parce que c’est ça qui permet justement à nos petits d’avoir un bon service et à nos parents de pouvoir vaquer à leurs occupations professionnelles », mentionne Mme Gasse.

 

Pour d’autres, la solution passe avant toute part améliorer les conditions de travail des techniciennes. « On était dans les DEC les moins bien payés même si on sort avec un DEC de 3 ans en petite enfance. Une charge de travail immense, on le sait. S’occuper de cinq, six, jusqu’à dix enfants lorsqu’on est avec les quatre à cinq ans, c’est immense », s’exclame Valérie Grenon, présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec.

 

Surtout, il faudra redorer le métier. « Il faut faire la promotion auprès des jeunes du secondaire que ça existe comme travail, que c’est un beau métier », ajoute Mme Grenon.