Un Centre de prévention du suicide plus accessible dans Charlevoix
Publié le 9 juin 2026 à 16:34, modifié le 9 juin 2026 à 17:04
Le Centre de prévention du suicide (CPS) de Charlevoix a inauguré ses nouveaux locaux la semaine dernière. Avec pignon sur rue au centre-ville de La Malbaie, l’organisme veut être plus accessible aux personnes qui ont besoin d’aide, qui vivent un deuil ou qui veulent agir en prévention.
Le 4 juin, le Centre de prévention du suicide de Charlevoix s’est dévoilé au grand jour. « On coupe le ruban, le ruban de l’espoir qui est dynamisé! », s’est exclamé le président de l’organisme, François Desjardins.
Le CPS est maintenant installé dans l’ancienne Pizzaria du Poste, un lieu fréquenté de La Malbaie, afin d’être mieux connu. « Ça nous donnait un pignon sur rue. Les gens le savent qu’on est là. Les gens qui ont besoin, les tiers, les gens qui sont à côté, les endeuillés, les partenaires, les gens qu’on forme aussi. Je n’ai plus besoin d’aller louer un local, j’ai une belle grande salle de formation maintenant », explique Marie-Sol Côté, directrice générale de l’organisme.
Les nouveaux locaux, plus spacieux, ont permis d’engager trois nouvelles ressources. « Mon équipe fait 2000 interventions (par année). Ça fait que les besoins, ils sont là. Ils sont grandissants, parce que la détresse… présentement, la situation fait que la réalité économique, elle est difficile », évoque la directrice générale.
À l’accueil, la réceptionniste Alison Godin-Côté assure un premier contact qui peut faire toute la différence dans une situation dramatique. « J’ai toujours quelqu’un au bout de la ligne qui peut être en crise, mais j’ai quand même une belle bienveillance, je pense, et ça se passe super bien. J’ai un avantage, c’est que moi je ne viens pas de Charlevoix. Donc personne ne me connaît ici et je ne connais personne », précise l’adjointe administrative.
Sur place ou à l’extérieur du centre, des intervenantes prennent le relai. « Que ce soit au téléphone ou en face à face, on va accueillir la personne, on va vérifier c’est quoi son besoin, qu’est-ce qu’elle vit en ce moment. Et assez rapidement, si jamais c’est quelqu’un qui a des idées suicidaires, on va procéder à s’assurer que la personne ne soit pas en danger d’un passage à l’acte », indique Bleuenn Henry, superviseure clinique pour le CPS.
Des salles sont adaptées aux différents types d’interventions, que ce soit pour les adultes, les personnes endeuillées ou même des enfants. L’intervenante responsable du secteur jeunesse, Pamela Lepage, indique que « ce qu’on voulait avoir, c’est un environnement qui était sécurisant pour le jeune, on voulait un environnement que c’est plus facile de créer le lien aussi. C’est sûr qu’on a besoin de petits accessoires, des outils des fois qui viennent juste un peu briser la gêne, le regard. L’enfant peut être plus concentré, puis ça vient comme ouvrir un petit peu le dialogue avec lui. »
Bien installé, le Centre de prévention du suicide compte maintenant consolider la formation de sentinelles, ces personnes de tous les milieux du territoire qui peuvent agir en prévention.