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Travailler avec une déficience intellectuelle

Publié le 13 mars 2018 à 14:45, modifié le 13 mars 2018 à 17:12

Par: Marie-Pierre Beaubien

De plus en plus de personnes vivant avec une déficience intellectuelle intègrent le marché du travail. Une avancée majeure au Québec depuis les trente dernières années. C’est le cas notamment de plusieurs employés bénévoles qui œuvrent  au Cégep de Rivière-du-Loup.

À la cuisine de la cafétéria, ils sont d’une aide précieuse. Âgés entre 20 et 60 ans, ils effectuent différentes tâches comme couper des légumes ou encore laver la vaisselle.  Wendy Leblond a 27 ans et fait du bénévolat au Cégep depuis maintenant 5 ans. «Ça passe vite. Mais j’aime tellement ça mon travail que je ferais un autre dix ans s’il le faut. Ça montre à la clientèle aussi que ceux qui ont une déficience intellectuelle sont capables de travailler aussi», a-t-elle témoigné.

«Ce sont des gens qui sont de bonne humeur.  Ce sont des gens fiers de leur travail.  Ils sont contents de venir travailler. Des fois, ça nous donne une leçon. Ça nous ouvre l’esprit», a souligné la responsable du service alimentaire au Cégep de Rivière-du-Loup, Julie Ouellet.

Ces personnes vivant avec une déficience intellectuelle s’occupent aussi du déchiquetage de documents confidentiels. «On a toujours parlé d’intégrer les jeunes au niveau de l’éducation. Donc, c’est important de les avoir avec nous», a expliqué le directeur des ressources humaines du Cégep de Rivière-du-Loup, Mario Landry.

«Ce qui est important c’est de briser les préjugés et de créer un certain rapprochement entre la population et les personnes vivant avec une déficience intellectuelle», a ajouté l’agente d’intervention au travail du CISSS du Bas-aint-Laurent, Mélanie Beaulieu.

C’est actuellement la 30e édition de la semaine québécoise de la déficience intellectuelle. Au cours des ces trois décennies, beaucoup de barrières sont tombées. «Ils ne pensent pas qu’on ait une déficience intellectuelles. Ils pensent qu’on est comme les autres», a fait remarquer Wendy Leblond.

On retrouve aussi de ces travailleurs bénévoles dans d’autres secteurs d’activités, par exemple dans une station-service, à l’hôpital ou encore dans une compagnie d’aménagement paysager.