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Seulement 2 agents de la faune au Kamouraska l’été prochain

Publié le 3 avril 2018 à 16:17, modifié le 5 avril 2018 à 09:52

Par: Jasmin Dumas

Plusieurs bureaux de la protection de la faune au Bas-Saint-Laurent sont en manque d’effectifs actuellement. À La Pocatière, la situation sera précaire d’ici quelques semaines. CIMT a appris que seulement deux agents couvriront le secteur du Kamouraska l’été prochain.

La protection de la faune au Kamouraska subira un dur coup. Le ministère de la Faune confirme que la couverture du territoire assurée par le bureau de La Pocatière sera effectuée par seulement deux agents l’été prochain. Cinq agents ont quitté ou quitteront pour la retraite d’ici la fin mai. «Un bureau qui va bien, il faut au moins être six, prétend le président du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec, Nicolas Roy. À quatre dans un bureau, on rappelle qu’on est au minimum. À deux il faut vraiment prendre les précautions nécessaires et nous ce qu’on dit au syndicat c’est que ce n’est pas suffisant pour permettre à un bureau d’être autonome et efficace.»

À partir du mois de juin, l’unique agent permanent restant sera jumelé à une agente saisonnière. Leurs collègues du Témiscouata pourront leur venir en aide au besoin. Le gestionnaire de la Pourvoirie des Trois-Lacs, Gérald Landry, se questionne: «Nous autres on trouvait déjà que les effectifs étaient au minimum. Ils nous assurent un suivi des nouveaux règlements. C’est comme essentiel d’avoir une présence terrain. Ils font une petite tournée, répondent à des cas problématiques.»

D’ici la fin de l’année 2018, environ une cinquantaine de nouveaux agents de protection de la faune seront diplômés. Le ministère assure que certains seront affectés au bureau de La Pocatière, mais est incapable de préciser quand ni combien.

«C’est difficilement compréhensible en fait qu’une telle situation se produise, que ce ne soit pas prévu un petit peu à l’avance.» – Yvon Soucy, préfet de la MRC de Kamouraska

«Le système qui est en place ne fournit pas. Une fois que les agents sont partis à la retraite on peut les remplacer, mais ce n’est jamais aussi bon que s’il y a un transfert de connaissances avant que les gens partent à la retraite», affirme Nicolas Roy.

Selon le syndicat, trois des quatre agents permanents au bureau de Témiscouata-sur-le-Lac prendront aussi leur retraite dans les années à venir.