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Rupture de services : la municipalité de Saint-Jean-Port-Joli subit les contrecoups

Publié le 3 décembre 2021 à 17:07, modifié le 3 décembre 2021 à 17:07

Par: Samuel Gosselin Belanger

La pénurie de main-d’œuvre jumelée aux différentes ruptures de services que nous connaissons récemment continue d’affecter notre système hospitalier et ses travailleurs. C’est le cas à Saint-Jean-Port-Joli.

 

 

C’est en septembre 2011 que le service 24h a pris fin à l’urgence de Saint-Jean-Port-Joli. Les patients pouvaient bénéficier de ce service seulement en journée et le samedi matin. Aujourd’hui, il s’agit d’une clinique sans rendez-vous ouverte entre 8h et midi chaque jour et un seul soir par semaine, soit le mercredi.

« Le fameux problème qu’on a, c’est les distances. Si les services ambulanciers ne sont pas disponibles immédiatement pour une urgence ça amène un sérieux problème au niveau de la santé de la population », mentionne d’emblée le maire de la municipalité, Normand Caron.

Maintenant, ce sont les patients des environs et des secteurs plus éloignés comme Saint-Pamphile ou même Tourville qui en payent les frais alors qu’ils doivent se rendre à Montmagny ou La Pocatière, soit à une distance de 45 minutes.

« Ils sont les gens les plus éloignés et souvent les plus démunis qui payent pour que le CISSS économise alors que ces gens-là ils n’ont pas payé de l’impôt en fonction qu’ils étaient loin des CISSS dans le temps. C’est absolument injuste que ces gens-là aient à payer plus cher pour avoir des services auxquels ils ont droit », explique le directeur de la Corporation de développement communautaire  (CDC) ICI Montmagny-L’Islet, Guy Drouin.

Des travailleurs touchés

Cette découverture médicale telle qu’on la connait a également des impacts réels sur les paramédics de la municipalité.

« Suite à la fermeture de l’urgence il n’y aucune ressource qui a été ajoutée dans le préhospitalier. Je parle ici du fonds monétaire qui était alloué au roulement de l’urgence, en termes de médecins. Ça aurait été quoi de mettre des paramédics de plus », explique pour sa part le paramédic et président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec du secteur de Saint-Jean-Port-Joli, Stéphane Lévesque.

« Chaque minute qu’il y a un délai et que celui-ci s’allonge alors que le patient n’a pas reçu de massage cardiaque, on lui enlève 10 % de chance de survie », ajoute-t-il.

Ils doivent maintenant parcourir un plus grand territoire avec moins de ressources en raison de la pénurie de main-d’œuvre et toujours dans des délais serrés. Il y a également la question entourant les horaires de faction qui continue de soulever les passions et qui, selon Stéphane Lévesque, n’aide en rien les paramédics tant pour la conciliation travail-famille que pour la rétention d’employés.

Plus tôt cette semaine, un homme de Senneterre en Abitibi a perdu la vie alors qu’il a attendu l’ambulance pendant deux heures en raison d’une rupture de service. Une situation qu’on souhaite éviter dans la MRC de L’Islet.