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Retards d’ambulances : défis de recrutement de personnel

Publié le 11 octobre 2018 à 15:14, modifié le 11 octobre 2018 à 17:26

Par: Annie Levasseur

Les cas de retards d’ambulances s’accumulent dans le nord du Nouveau-Brunswick.

Un fait qui s’explique principalement par les difficultés de rétention et de recrutement de travailleurs paramédicaux. « Il y en a beaucoup plus qui sortent du système qu’il y en a qui entrent dans le système », affirme le travailleur paramédical et représentant syndical, Steve Hébert.

Pas assez de nouveaux travailleurs paramédicaux qui arrivent pour pourvoir les postes de ceux qui partent. C’est un problème depuis quelques années à Ambulances NB selon un représentant syndical. « Tous les jours de semaine ou de fin de semaine, ça fait déjà un petit bout que, partout dans la province, il y a des unités qui ne roulent tout simplement pas parce qu’il n’y a personne pour être dans l’ambulance pour la faire rouler », indique Steve Hébert.

Deux cas ont été rapportés cette semaine. À Saint-Quentin, des citoyens ont dû amener un cycliste blessé à l’hôpital étant donné que l’ambulance avait plus d’une heure d’attente. À Caraquet, une patiente a été transportée par ses amis puisque le service ambulancier tardait. « Tu peux avoir des temps de réponse de 30, 40, 50 minutes, une heure avant que tu puisses te rendre à une scène. Parfois ça peut être très très sérieux », ajoute le représentant syndical.

Pour Steve Hébert, les conditions de travail difficiles expliquent le problème de recrutement et de rétention de main d’œuvre. Les salaires peu élevés aussi. « Si on compare ce qui se fait dans les hôpitaux avec les autres professionnels de la santé avec les tâches que l’on a à faire dans l’ambulance, nous sommes vraiment en bas », mentionne-t-il.

Le problème inquiète aussi le comité Égalité santé en français. Il craint que les francophones de la province perdent encore des services. « Il y a une pénurie sérieuse d’effectifs, le service du 911 est prolongé et les services entre les hôpitaux sont trop longs. J’entends des plaintes de plus en plus des gens », explique la vice-présidente, Louise Blanchard.

Pour Louise Blanchard, la privatisation d’Ambulances NB est en cause. Les soins à domicile pourraient également en souffrir, selon elle. « On a raison de dire que ça n’aurait jamais dû être privatisé. La même chose risque d’arriver pour l’Extra-mural. On se plaint à qui? Quand c’était le Réseau de santé Vitalité qui s’en occupait, on pouvait aller faire des plaintes », dit Louise Blanchard.

Dans Restigouche Ouest, un recours collectif est envisagé contre la province, Medavie et Ambulances NB.