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Recrutement difficile de pompiers volontaires

Publié le 3 décembre 2021 à 17:22, modifié le 3 décembre 2021 à 17:23

Par: Emmanuel Renaud

Alors que le nombre d’appels d’urgence est plus élevé dans les dernières années que par le passé, le recrutement de pompiers volontaires en Gaspésie est de plus en plus difficile selon plusieurs directeurs de services incendie de la région.

« Dans n’importe quelle région au Québec, le recrutement des nouveaux pompiers se trouve à être difficile », affirme le coordonnateur sécurité incendie dans la MRC Bonaventure, David Thibault.

La région de la Gaspésie n’échappe pas à cette réalité provinciale. Au fil des ans, il est de plus en plus ardu de recruter de nouveaux pompiers volontaires.

« Les gens manquent de temps aujourd’hui, la conciliation famille-travail fait en sorte que les gens ont juste moins de temps libre et les formations sont rendues exigeantes. C’est quasiment retourner sur un banc d’école pendant 300 heures pour suivre la formation de base qui est pompier 1 en région », explique monsieur Thibault.

Former un nouveau pompier coûte cher. Il faut calculer environ 10 000$ pour le coût d’inscription, les examens et l’habillement. Alors que le nombre d’appels d’urgence ne cesse d’augmenter avec les responsabilités supplémentaires des pompiers, le plus gros défi est de garder longtemps les nouveaux candidats.

« Avant d’avoir un pompier indépendant qui est conforme et qu’on lui fait confiance, c’est trois à quatre ans. Donc quand on a un pompier qui quitte, peu importe les raisons, ça fait mal. Donc le recrutement difficile, ça ne nous aide pas. Nous on force vraiment sur la rétention du personnel existant », assure le coordonnateur David Thibault.

À New Richmond, le service d’incendie ne vit pas encore cette situation, mais l’anticipe grandement.

« Présentement, on n’a pas cette problématique-là, mais ça va venir avec les années en raison de l’âge des pompiers. On avait une banque de noms jusqu’à l’an dernier, mais là il n’a pas de noms de disponible », mentionne le directeur du service incendie de New Richmond, Patrick Boudreau.

Malgré le recrutement difficile, les pompiers assurent que la sécurité du public n’est pas en jeu.

« Une municipalité qui a un service incendie se doit de respecter sa force de frappe minimale », dit David Thibault.

« On fait des entraides intermunicipales dans ce temps-là. Pour l’instant, il n’y a pas de danger et dans le futur je ne pense pas non plus », ajoute Patrick Boudreau.