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Quand le sport mène à l’hospitalisation

Publié le 8 juillet 2019 à 12:16, modifié le 8 juillet 2019 à 17:13

Par: Marie-Eve Cloutier

Près de 4 000 personnes sont hospitalisées chaque année au Québec pour avoir subi un traumatisme d’origine récréative et sportive. La pratique du vélo arrive en tête de liste d’une étude publiée récemment par l’Institut national de santé publique. Les activités récréatives motorisées suivent non loin derrière.

On envoie souvent comme message que la pratique régulière d’activités physiques procure des bienfaits pour la santé. Mais on oublie peut-être que ces activités peuvent occasionner des lésions traumatiques graves nécessitant une hospitalisation, indiquent les auteurs du Portrait des hospitalisations attribuables aux traumatismes d’origine récréative et sportive survenue au Québec de 2007 à 2015 de l’INSPQ.

Selon l’étude, 23 % des hospitalisations sont liés à la pratique du vélo et 21 % aux activités récréatives motorisées, comme les véhicules tout-terrain. Lorsque l’on regarde les données de plus près et par tranche d’âges, les structures de jeux sont la principale activité ayant entraîné des hospitalisations chez les tout-petits. On parle en moyenne de 280 séjours à l’hôpital par années chez les 2 à 11 ans.

Le rapport dévoile également que les personnes subissent en moyenne deux lésions traumatiques par hospitalisation. Dans près de quatre hospitalisations sur cinq, on parle d’hospitalisation pour une fracture.

Les personnes amenées à l’hôpital en raison de lésions causées par la pratique du vélo et d’activités récréatives motorisés affichent aussi un séjour moyen plus élevé et ont généralement des blessures plus graves à traiter comparativement à d’autres activités.

Toutes activités confondues, ce sont les accidents de navigation de plaisance, ainsi que ceux liés aux activités aquatiques et aériennes qui nécessitent les plus longs séjours à l’hôpital, soit 11 jours en moyenne.