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Pas de dragage hydraulique à la marina de Rivière-du-Loup

Publié le 30 août 2019 à 12:22, modifié le 30 août 2019 à 16:33

Par: Fabienne Tercaefs

Québec et Ottawa viennent de dire non au projet de dragage hydraulique prévu à la marina de Rivière-du-Loup.

C’est un coup dur pour la Ville qui mettait beaucoup d’espoir dans cette nouvelle méthode pour dégager la vase qui s’accumule dans le bassin. La marina n’a pas été nettoyée depuis 30 ans. Seul le couloir emprunté par le Trans-Saint-Laurent et les bâteaux d’AML est régulièrement dragué. Le dragage hydraulique aurait été moins coûteux que le dragage mécanique actuel. Mais les gouvernements fédéral et provincial s’y opposent craignant une augmentation de matières en suspension dans l’eau pouvant notamment nuire aux bélugas.

Le problème reste entier et cause des maux de tête aux plaisanciers.

« C’est un problème en quelque sorte qu’il faut vraiment calculer l’entrée et la sortie. Comme nous ce matin on serait prêt à partir, mais on ne peut pas partir, faut attendre que la marée soit haute. » explique Carmelle Rousselle qui vient de faire une halte dans la marina de Rivière-du-Loup. « On ne peut pas partir à l’heure qu’on veut. On est prisonnier un peu.» ajoute Romuald Tremblay, un autre plaisancier de passage.

Problématique rencontrée aussi par le club nautique de Rivière-du-Loup.

Le club envisage même de déplacer ses activités à Cacouna. « On a déjà fait une demande au ministère des Transports du Québec pour un amarrage temporaire pour mettre une dizaine de bateaux (…) Dans le futur on va demander au nouveau propriétaire du port, le ministère des Transports du Québec si il y a la possibilité d’installer un port de plaisance là.» confirme le secrétaire du club Michel Sacco,

La municipalité recherche des pistes pour exploiter la vase. « Qu’est-ce que je fais avec de l’argile, qu’est-ce que je fais avec du limon ?» s’interroge le directeur du service du développement économique de la Ville de Rivière-du-Loup, Benoît Cayer. «Je peux faire un paquet d’autres choses que je n’ai peut-être jamais regardé. Alors on va regarder ces éléments-là pour voir si on ne pourrait pas trouver une solution plus pérenne. » continue-t-il.

La Ville souhaiterait entre autres réutiliser les sédiments dans le milieu. De toute évidence, une solution économiquement viable. «Et puis savoir comment on est capable de financer les opérations de dragage parce que là je ne vous parle pas de mille dollars ou 10 000 dollars, je vous parle d’un million de dollar. » explique Benoît Cayer.

L’envasement de la marina demeurera un serpent de mer pour longtemps.