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Nouvelle rupture du service ambulancier à Caplan

Publié le 6 décembre 2018 à 15:19, modifié le 7 décembre 2018 à 12:19

Par: Ezra Belotte-Cousineau

Les citoyens de Caplan se sont de nouveau retrouvés sans service ambulancier dimanche en après-midi et en soirée. Les problèmes de pénurie de main-d’œuvre en Gaspésie touchent aussi le secteur paramédical. Les horaires de faction nuisent au recrutement. À Caplan, les conséquences de cet enjeu inquiètent.

La municipalité de Caplan a vécu une nouvelle interruption de ses services ambulanciers dimanche entre 14h30 et 22h30. Fort heureusement, aucune situation critique dans ce secteur n’a nécessité d’intervention. le préfet de Bonaventure Éric Dubé est catégorique : il faut que cette situation cesse.

«Ça nous prouve encore qu’on a une faiblesse dans notre système de couverture de services au niveau du service ambulancier dans la Baie-des-Chaleurs», nous explique le préfet de Bonaventure, Éric Dubé.

Selon nos sources, la pénurie de travailleurs paramédicaux à Caplan s’explique principalement en raison des conditions de travail offertes. Alors que Caplan offre des horaires de faction, c’est-à-dire qu’ils sont sur appel,  les autres services permettent eux de travailler avec des horaires payés à l’heure. Selon nos sources, cet enjeu est le grand responsable des ruptures de service.

«Sur des horaires de faction, les gens sont de garde 24h sur 24. S’ils n’ont juste qu’un appel dans la journée, il n’y a pas de problèmes, ils couvrent leurs 24 heures. Le problème, c’est que s’il y a des gros incidents, des grosses problématiques, et qu’ils travaillent plus de 16h dans leurs 24 heures, ils n’ont pas le choix, c’est une norme de la CSST. Il faut qu’ils se reposent», nous explique le préfet.

Le préfet de Bonaventure avait demandé à l’ancien gouvernement de modifier la structure des horaires des ambulanciers. La municipalité avaiet reçu une fin de non-recevoir. De nouveaux échanges sont donc prévus dans les prochaines semaines avec le gouvernement caquiste afin de trouver des pistes de solutions.

«On sent une nouvelle ouverture, en tout cas, il se penche sur le dossier parce que cette problématique-là aujourd’hui elle a rattrapé d’autres régions de la Gaspésie», conclut M. Dubé.