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Niveau de mortalité des abeilles désastreux pour les apiculteurs

Publié le 27 mai 2022 à 16:35, modifié le 27 mai 2022 à 16:40

Par: Roxanne Bisson

La situation est fort inquiétante pour les apiculteurs partout au Canada. Chaque année, des abeilles ne survivent pas à l’hiver. Ce printemps, les pertes ont explosés.

Cette année, les pertes d’abeilles sont dramatiques. « L’association des apiculteurs du Québec nous a alertés il y a un peu plus d’une semaine sur la question du taux de mortalité chez les abeilles, qui est beaucoup plus élevé cette année. On a atteint des records avec 60 % des colonies d’abeilles qui ont été décimées. Alors c’est très grave », nous explique la députée de Gaspé, Méganne Perry Mélançon.

 

Les apiculteurs de la Baie-des-Chaleurs rencontrés aujourd’hui se considèrent comme chanceux. Bien qu’ils aient essuyé de plus grosses pertes que les autres années, ils ont échappé au pire. « C’est plus dur que d’habitude, mais disons que je ne peux pas parler de désastre. Mes pertes étaient le double de l’année passée, cette année j’ai eu 23 % de perte », rapporte John Forest, propriétaire du rucher des framboisiers.

 

Louis Bujold est apiculteur amateur. Perdre ses ruches est une déception. Mais surtout, il pense aux apiculteurs commerciaux qui ont perdu des centaines de ruches.

« Tu perds si tu veux t’acheter une nouvelle colonie. Tu vas payer une ruche complète 250 $ pour les abeilles, mais tu perds aussi la récolte de l’année suivante. Tu sais, il y a de la perte. Moi je le fais comme loisir, mais quelqu’un que c’est son gagne-pain, quand même c’est sérieux ».

 

Mais pourquoi une hausse si soudaine ? Plusieurs facteurs sont en jeu. Un parasite destructeur fait des ravages depuis quelques années. On accuse aussi les pesticides et herbicides. La porte-parole du parti québécois en matière d’agriculture et d’alimentation, Méganne Perry-Mélancon, réitère l’importance d’agir, et vite : « Interdire l’utilisation de certains pesticides, notamment les néonicotinoïdes, et le glyphosate, aussi, qui est encore trop utilisé ».

 

L’association des apiculteurs du Québec demande aussi une aide d’urgence de 12 millions de dollars. Ce montant servirait à faire de la recherche sur le parasite destructeur Verroa puis à importer des reines pour sauver les colonies décimées.