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Mise en demeure envoyée à une citoyenne de Saint-Philippe-de-Néri

Publié le 10 juin 2019 à 16:45, modifié le 11 juin 2019 à 09:59

Par: Marie-Eve Cloutier

Saint-Philippe-de-Néri met en demeure une de ses citoyennes pour des propos diffamatoires notamment mis en ligne sur son compte Facebook.

Le maire Frédéric Lizotte ainsi que le directeur général sont visés par cette histoire de diffamation.

Dans la lettre de mise en demeure rendue publique lors du conseil municipal la semaine dernière, Lucie Préneveau, la citoyenne visée dans cette affaire, est sommée de cesser d’atteindre à la réputation du maire, de celle du DG, Pierre Leclerc, et de la municipalité de Saint-Philippe-de-Néri, que ce soit de manière verbale ou par écrit.

La missive fait particulièrement référence à des publications sur la page Facebook personnelle de Mme Préneveau où elle aurait entre autres insinué que le conseil n’aurait pas autorisé le paiement des « frais légaux » (sic).

À une autre occasion, la citoyenne, qui s’est présentée lors des deux dernières élections municipales, aurait mentionné que le maire Lizotte et le directeur général ont tenu des propos semblables à celui du maire de Saint-Jérôme. Stéphane Maher a fait les manchettes le mois dernier après que le Journal de Montréal ait révélé l’existence d’un enregistrement fait à son insu où il d’une marchande un emploi avec un conseiller qu’il désirait voir quitter le conseil municipal.

Le maire Frédéric Lizotte mentionne ne pas avoir eu le choix d’y aller d’une mise en demeure à l’égard de Lucie Préneveau afin que le tout cesse. Selon le maire, les propos diffamatoires ont débuté aussi loin qu’en 2014.

« Depuis les élections il y a deux ans, il s’est dit toutes sortes de choses qu’on en a laissé passer. Si ça continue, ce sera une injonction de la cour. Le dossier est déjà prêt », a laissé entendre le maire Frédéric Lizotte.

La citoyenne visée se défend

Lucie Préneveau a décliné notre demande d’entrevue par peur de représailles. Néanmoins, on peut lire dans sa lettre de réponse à la mise en demeure qu’elle réfute totalement l’ensemble des allégations d’insinuations, de diffamations, d’intention de nuire ou d’atteinte à l’intégrité et à la réputation de Frédéric Lizotte et Pierre Leclerc.

Elle termine en ajoutant se réserver tous ses droits à l’encontre du maire et du DG s’ils ne cessent d’émettre des propos désobligeants en public, leurs tentatives d’intimidation, de harcèlement, de bâillonnement et de menace à son égard, ainsi que sa famille.