Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Manque de travail dans les usines acadiennes

Publié le 16 mai 2018 à 15:21, modifié le 17 mai 2018 à 09:59

Par: Annie Levasseur

Des travailleurs saisonniers de la Péninsule acadienne sont inquiets.

Ils se sont rassemblés cet avant-midi au quai de Caraquet pour dénoncer le manque de travail dans les usines de fruits de mer. Ils craignent de ne pas travailler suffisamment d’heures pour être admissibles à l’assurance-emploi. « Il y a beaucoup de gens qui viennent pour travailler dans les usines de poisson et dans d’autres emplois saisonniers, mais ils ne peuvent pas y aller parce qu’il  n’y a pas d’emplois pour eux autres », explique le porte-parole du Comité d’action assurance-emploi, Fernand Thibodeau.

Des travailleurs peinent à faire 20 heures par semaine alors que l’an passé ils pouvaient faire des semaines de 70 heures. « Il n’y a pas assez de production. On n’a rien. Nous sommes venus à 7h ce matin et nous partons à midi. Ça fait cinq heures par jour. La semaine passée j’ai fait 25 heures et la semaine d’avant 35 heures », affirme une travailleuse d’usine, Francine Guignard.

« On ne fait pas beaucoup d’heures, mais nous ne sommes pas la seule usine. À Baie Chaleurs, ils ne travaillaient pas aujourd’hui », ajoute le représentant syndical des travailleurs de l’usine Ichiboshi, Jean-Maurice Leclair.

Ils pensent qu’ils ne travailleront pas assez d’heures pour avoir droit à de l’assurance-emploi. « S’ils ont une journée de 10 heures de travail, ils ont deux jours de congé. Ça prend 16 semaines de travail et 490 heures. Je pense que ces gens-là ne pourront pas le faire cette année », exprime Fernand Thibodeau.

Pour les travailleurs, ce manque d’ouvrage s’explique par les fermetures de zones de pêches pour les crabiers et les homardiers. « Il y a des zones qui sont fermées. Les pêcheurs ne peuvent pas prendre les quantités qu’ils prenaient avant. En plus, on a moins de quotas de crabe. Ça nuit beaucoup », raconte une travailleuse d’usine, Blondine Savoie.

«En coupant le quota, ils ont coupé les salaires et ils ont coupé les heures », indique Jean-Maurice Leclair.

Le Comité d’action assurance-emploi demande au gouvernement fédéral d’agir dans le dossier. « On veut voir Dominic LeBlanc et les leaders fédéraux et provinciaux pour avoir une enveloppe pour avoir des projets pilotes avec un salaire convenable comme ils ont dans les usines de poisson en ce moment », mentionne Fernand Thibodeau.

En raison des fermetures de zones, il est plus rentable pour certains pêcheurs d’aller vendre leur produit dans les usines du Québec.