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Lieutenante-gouverneure unilingue anglophone au N.-B. : la Société de l’Acadie dénonce

Publié le 11 septembre 2019 à 16:56, modifié le 12 septembre 2019 à 16:44

Par: Maïka Lammequin

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick exprime sa déception face à la nomination de la nouvelle lieutenante-gouverneure de la province, Brenda Murphy, qui serait unilingue anglophone.

Il faut d’abord rappeler que Brenda Murphy a été assermentée le 8 septembre dernier. Elle est ainsi devenue la 32e lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick. Mme Murphy succède donc à Jocelyne Roy Vienneau, qui a succombé à un cancer le mois dernier.

Pour la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), il est impensable que la lieutenante-gouverneure ne soit pas en mesure de s’adresser aux citoyens francophones de la province.

« Pour moi de nommer un lieutenant-gouverneur unilingue anglophone au Nouveau-Brunswick, c’est une insulte aux Acadiens, c’est une insulte, parce qu’on ne tient pas compte des lois qu’on a au Nouveau-Brunswick », a vivement exprimé le président de la SANB, Robert Melanson.

Le Nouveau-Brunswick est d’ailleurs la seule province au Canada qui est officiellement bilingue. La SANB, elle, s’appuie sur la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés de langues officielles au Nouveau-Brunswick pour dénoncer cette nomination.

Aux yeux de la SANB, le fait que Mme Murphy soit uniquement anglophone est injuste. La Société estime que la personne qui représente la Couronne devrait être en mesure d’exercer ses fonctions dans les deux langues, surtout dans une province comme le Nouveau-Brunswick.

Mais selon l’avocat spécialiste en droits linguistiques Michel Doucet, la Loi sur l’égalité des deux communautés linguistiques ne pourrait pas s’appliquer dans ce cas-ci.

« Je ne suis pas sûr que ça enfreint, que ça viole la loi, la loi ne s’applique pas au lieutenant-gouverneur, mais je crois que ce que la SANB veut dire, c’est que symboliquement, le premier ministre aurait du tenir compte que le Nouveau-Brunswick est la seule province officiellement bilingue et qu’il y a une loi qui reconnait l’égalité des deux communautés linguistiques », a relaté M.Doucet.

Dans une déclaration écrite de la lieutenante-gouverneure, Brenda Murphy, elle a répondu: «Bien que je maîtrise le français de base, je reconnais l’importance de nos deux langues officielles. C’est pourquoi je me suis engagée à améliorer mes compétences en français et que je continuerai d’apprendre. »

N’empêche que la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick a déposé une plainte aux Commissariat aux langues officielles du Canada quant à ce dossier et est, présentement, dans l’attente d’une réponse.