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Les paramédics du Nouveau-Brunswick veulent être reconnus

Publié le 14 septembre 2018 à 12:45, modifié le 14 septembre 2018 à 16:27

Par: Jacob Cassidy

Les paramédics du Nouveau-Brunswick demandent au gouvernement de modifier la loi afin qu’ils soient considérés comme du personnel soignant. Actuellement, ils agissent comme des travailleurs de soutien des hôpitaux, au même titre que les employés d’entretien et de cafétéria notamment.

La situation se répercute sur les conditions de travail. Les paramédics gagnent en moyenne 50 000$ par année, ce qui est nettement inférieur aux intervenants des autres services d’urgence.

À titre d’exemple les pompiers gagnent en moyenne 81 000 $ et 88 000 $ dans le cas des policiers. «Un ambulancier est payer de 40 à 70 %, si je ne me trompe pas, moins que les autres services d’urgence, on parle police et pompiers», souligne l’un d’entre eux, André Jobin.

Pour qu’ils obtiennent de meilleures conditions, le gouvernement doit amender  la loi provinciale.«Ça dit qu’on est chauffeur d’ambulance et ambulance attendant, ça n’existe plus ça fait énormément longtemps, la loi date de 28 ans. Il faudrait que ce soit changé, qu’on soit reconnu et que les mots utilisés soient paramédics», ajoute-t-il.

Cela donnerait un meilleur pouvoir de négociation aux employés d’Ambulance NB qui représentent moins de 10% des membres de leur syndicat.

Les ambulanciers demandent d’être reconnus à leur juste valeur. Ils souhaitent que le gouvernement change la loi pour être considérés comme du personnel soignant au même titre que les infirmières ou les médecins.

«Nos paramédics ne peuvent plus supporter de ne pas se faire entendre, de ne pas être écoutés et de ne pas être respectés. C’est le temps qu’il y ait des engagements fermes de faits de la part du gouvernement» – Steve Hébert, vice-président, SCFP local 4848

Concrètement, pour les citoyens cela pourrait avoir un impact sur la qualité des services. De meilleures conditions de travail peuvent favoriser la rétention du personnel et également aider au recrutement.

«Nos membres veulent travailler pour le public, c’est ça qui est notre travail, répondre au public dans leurs pires moments, tout de suite le gouvernement nous empêche de se rendre à ce point-là. Ça nous met une grosse charge de travail sur le dos», affirme M. Hébert.

Manifestation à Edmundston

Les travailleurs paramédicaux de la région se sont donnés rendez-vous devant l’hôpital d’Edmundston vendredi après-midi.

Ils profitent de la campagne électorale  pour passer leur message aux politiciens. Les progressistes conservateurs ont promis hier d’améliorer les services ambulanciers.

La manifestation avait débuté sur le terrain de l’hôpital d’Edmundston, mais rapidement les agents de sécurité sont venus demander aux paramédics de se déplacer en bordure de la route.

Dans les dernières années Fredericton a ignoré plusieurs jugements rendus en faveur d’Ambulance Nouveau-Brunswick. Le président du syndicat, Greg McConaghy se demande si le gouvernement a une dent contre les paramédics. «Pourquoi le premier ministre Gallant et son gouvernement haissent les paramédics et les répartiteurs?», questionne-t-il.