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Le travail de Marie-Eve Proulx critiqué

Publié le 13 février 2020 à 14:04, modifié le 13 février 2020 à 18:01

Par: Raphael Brouillette

Est-ce que l’Est-du-Québec est le grand oublié par le gouvernement Legault ? Des acteurs régionaux se questionnent de plus en plus sur la disponibilité et l’impact de la ministre Marie-Eve Proulx, responsable des régions de Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent et  Gaspésie Îles-de-la-Madeleine.

Le territoire que doit couvrir la ministre déléguée au développement régional est immense avec près de 200 municipalités réparties dans sept circonscriptions. La tâche est titanesque pour la députée de Côte-Sud et certains organismes le voient sur le terrain. Le dernier en lice ? L’Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent qui s’apprêterait à exprimer son mécontentement de devoir partager une ministre régionale avec tout l’Est-du-Québec.

Est-ce que ça sera par le dépôt d’une motion, conférence de presse ou lettre d’opinion ? Ça reste à déterminer, mais ce que nous avons appris est que l’UPA devrait demander au gouvernement Legault de nommer un ministre exclusif au Bas-Saint-Laurent. L’immense territoire couvert par Marie-Ève Proulx fait en sorte que les responsables auraient beaucoup de difficulté à la rencontrer et soumettre ses dossiers. La situation a été discutée à l’interne dans les derniers jours.

Ce manque de disponibilité de la ministre n’est pas nouveau. Les paramédics du Témiscouata et de Saint-Jean-Port-Joli ont du mal à la rencontrer pour qu’elle porte leur cause de l’abolition des horaires de faction au conseil des ministres. Éric Bouchard, le DG en poste pour le Témiscouata nous a confirmé qu’elle n’a jamais communiqué avec eux. Il soutient toutefois qu’il n’a pas demandé une rencontre par les voies officielles.

« Elle ne nous a jamais contactés pour connaître notre réalité. J’ai le sentiment que l’Est-du-Québec n’a pas de pouvoir ».

Même chose pour Sauvons L’héritage concernant la traverse de Trois-Pistoles. Aucun contact depuis le début des manifestations en novembre dernier. Le porte-parole Guillaume Legault déplore la situation.

« On sent qu’il y a une certaine déconnexion des besoins de la région. Elle est censée porter les dossiers régionaux à l’Assemblée nationale. Ça nous amène à nous questionner est-ce que les gens qui sont supposés représenter notre région travaillent pour notre région ou bien pour le gouvernement ? »

De côté, le Préfet de la MRC des Basques Bertin Denis se dit satisfait du gouvernement en place. La ministre régionale l’a visité sur son territoire pour la première fois depuis l’élection, il y a deux semaines.

« Là on a changé de modèle de gouvernement. Avant moi je n’avais pas accès vraiment aux chefs de cabinet des ministères. Là j’ai des numéros de cellulaire. Moi je pense que l’approche avec ce gouvernement-là est beaucoup plus facile. »

L’opposition demande du respect pour l’Est-du-Québec

Le chef intérimaire du Parti Québécois a réagi à ce mécontentement de certains organismes. Pascal Bérubé soutient qu’il est anormal que cette partie du Québec soit négligée de la sorte par le gouvernement caquiste.

« Dans le quotidien, ça paraît. Une ministre ne peut pas faire trois régions c’est un manque de respect pour l’Est-du-Québec. »

Pour démontrer une certaine négligence, il cite l’exemple de la Côte-Nord qui a un élu en charge.

« Pourquoi la Côte-Nord a un ministre dédié à cette région et qui plaide au conseil des ministres les dossiers de la Côte-Nord et nous autres il faudrait avoir la même ministre pour les trois. Ça ne fonctionne pas. »

L’équipe de Marie-Eve Proulx a réagi en fin d’avant-midi. Son bureau se dit très surpris des critiques.

« Mme Proulx et son équipe sont très soucieux du service à la clientèle et font le suivi de chaque demande qui passe officiellement par le canal de communication du cabinet ou les bureaux de comté. Nous ne refusons jamais de demandes, mais parfois, elles ne peuvent être tenues dans les délais souhaités. »