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Le temps des sucres prend son envol au Nouveau-Brunswick

Publié le 12 avril 2019 à 15:28, modifié le 12 avril 2019 à 15:51

Par: Jacob Cassidy

La saison des sucres prend son envol dans le nord du Nouveau-Brunswick. Malgré quelques bonnes journées en mars, c’est véritablement dans les prochains jours que les érables devraient couler de façon plus considérable. Après une année catastrophique en 2018, les producteurs fondent de grands espoirs pour cette année.

L’eau d’érable se fait encore rare dans les érablières du Nord-Ouest. Après un départ hâtif, la récolte est au ralenti depuis quelques semaines. «Dernièrement, avec les températures froides la nuit ça prend plus de temps avant que ça commence à couler», partage un acériculteur, Léon Plourde.

«Comparé à 2017 on a peu près une livre à l’entaille de retard. Tout de suite on est à 0.71 livre et en 2017 on était à 1.71. Juste dans mon industrie ça correspond à 192 000$», affirme le président de l’Association acéricole du Nouveau-Brunswick, Éric Caron

Les producteurs attendent impatiemment les températures plus clémentes, après une année 2018 désastreuse.«C’était ma première année, ça a été catastrophique. Mettons qu’on a fait des pertes assez considérables, relate M. Plourde. On a ajouté 5000 entailles de plus on espère que ça va être mieux.»

Les prévisions des prochains jours permettent encore d’espérer une bonne saison.

En attendant, les acériculteurs de la province continuent de revendiquer plus de terres publiques. «Dans deux ans, tout notre territoire va être en pleine exploitation. On veut s’assurer qu’on maintient notre croissance dans notre industrie», explique Éric Caron.

En campagne électorale, Blaine Higgs avait promis de réformer la Loi sur les terres et forêts de la Couronne. L’industrie veut faire partie des discussions. «Dans le plan actuel, le mot érablière n’existe pas beaucoup. On aimerait vraiment qu’il y ait un croissance soutenue à long terme dans le nouveau plan forestier», ajoute le président de l’association.

Cette dernière réclame un assouplissement des règles pour l’octroi de terres publiques dans certaines conditions. «Une petite parcelle qui est isolée qu’on pourrait aller chercher sans demander un nouveau bail. Ce serait juste un rajout au bail actuel.»

Les producteurs demandent également l’élargissement des bandes de protection pour l’épandage de glyphosate, afin de faciliter l’obtention de certifications biologique.