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Le surplus de neige complique la tâche des acériculteurs

Publié le 14 mars 2019 à 16:44, modifié le 15 mars 2019 à 11:41

Par: Fabienne Tercaefs

En plein début de saison des sucres, la neige abondante en forêt complique la tâche d’acériculteurs du Bas-Saint-Laurent. Leur travail est considérablement lourd depuis les dernières semaines.

De nombreuses cabanes à sucre accueilleront leurs premiers clients cette fin de semaine, mais d’autres doivent repousser leur ouverture, car il y a encore beaucoup de neige à enlever autour de leurs installations. Le dernier hiver donne du fil à retordre à Yves Roy, acériculteur de Saint-Modeste. À la cabane à sucre Jocy, les accumulations au sol battent tous les records cette année. «On a pelleté des lignes comme on a jamais pelleté sur des 150 pieds de long 5-6 pieds de creux, ça génère quand même beaucoup de main d’oeuvre. » Le travail consiste à déneiger les tubulures qui récoltent l’eau d’érable. Sans cette opération, l’eau risque de geler et de ne pas couler. «Là, c’est un 50 à 60 % plus de travail. On a décalé même nous autres un petit peu par rapport à d’habitude. Habituellement, pour la grandeur de l’érablière avec le staff qu’on a, à entailler ici c’est un 5 à 6 jours. Cette année, ça va nous prendre 9 à 10 jours, un gros 50 % de plus. » explique Yves Roy.

Un travail très dur que tous les acériculteurs ne sont pas prêts à faire. Patrice Bélanger, acériculteur de l’érablière Domaine sous-bois secteur Saint-Honoré confirme :«Non, je ne pelletterai pas. J’ai pelleté une fois dans ma vie, j’ai eu ma leçon. À cette heure, j’aime mieux faire le tour et puis relever ça un petit peu avant qu’il en tombe trop. De même suis correct et je suis content. » Depuis 3 ans, dès les premières bordées de neige, Patrice Bellanger préfère relever ses tubulures. «J’ai prévu le coup moi, j’ai relevé mes maines. Les maines, ce sont les tuyaux noirs-là. J’ai relevé d’un pied, un pied et demi. Fait que, si il en tombe trop là, ben on va être plus hauts on ne pellètera pas. » précise-t-il.

Le président du Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de Gaspésie, Justin Plourde confirme que la situation a été problématique pour les 600 acériculteurs de nos régions. Il faut des températures légèrement négatives la nuit et au-dessus de zéro en journée pour obtenir les premières coulées. Bonne nouvelle, ce sont les conditions prévues dans les prochains jours.