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Le fédéral réclame 38 000 $ à un couple à faible revenu

Publié le 13 août 2019 à 16:36, modifié le 13 août 2019 à 16:36

Par: Marc-William Gagné

Deux septuagénaires de Maria se voient réclamer 38 000 $ par le fédéral. Service Canada allègue qu’ils n’auraient pas déclaré leur changement d’état civil, ce que dément le couple de retraités.

Gaétane Cyr et Jean-Pierre Martin se font réclamer 38 000 $ en supplément de revenu garanti qu’ils auraient trop perçu entre juillet 2012 et janvier 2018. Ces prestations s’adressent aux retraités à faible revenu. «On s’est senti paniqués», confie Gaétane Cyr. Selon le fédéral, le couple n’aurait jamais rempli de formulaire pour aviser Service Canada de leur changement d’état civil. Les deux retraités disent ne jamais avoir reçu le formulaire en question. «Ils disent qu’ils m’ont envoyé un formulaire, mais je l’ai jamais reçu», mentionne Jean-Pierre Martin.

M. Martin et Mme Cyr ont donc chacun bénéficié de prestation mensuelle comme personnes seules plutôt qu’en union. Ils se disent victime d’une erreur administrative de la part de Service Canada. Mme Cyr soutient avoir appelé à deux reprises l’agence fédérale pour l’informer de leur changement d’état civil. «En 2010, on a commencé à rester ensemble. On était conjoint de fait. J’ai donc appelé service canada pour leur dire qu’on était conjoint de fait», souligne-t-elle.

Service Canada a donc réduit leurs prestations mensuelles à la source. «J’ai perdu mon nom. J’ai tout perdu. Je n’ai pas pu payer le paiement mensuel de ma voiture. On a donc coupé dans les sorties pour ménager le gaz un peu», énumère M. Martin.

Quant à l’avocat du couple, Me Alexis Deschênes, celui-ci mentionne que ses clients sont des personnes honnêtes qui ont déclaré leur état civil à Service Canada et qui, par la suite, ont toujours déclaré qu’ils étaient un couple dans leurs états fiscaux. «Ce qu’on demande, c’est que les députés du Parti libéral du Canada en Gaspésie, Rémi Massé et Diane Lebouthiller, se saisissent de M. Martin et de Mme Cyr, et qu’ils tentent de convaincre leur collègue responsable de Service Canada [le ministre de l’Emploi et du Développement social, Jean-Yves Duclos] d’effacer la dette», affirme Me Deschênes.

Pour sa part, la présidente de l’Association québécoise de défense des personnes retraitées, Judith Gagnon, affirme que le couple n’était pas familier avec la bureaucratie. «Je considère que ce serait très important que le gouvernement fédéral comprenne le message et essaie de mettre en place des centres d’aide et d’accompagnement pour les gens», appuie Mme Gagnon.

Dans un courriel reçu mardi en début d’après-midi, le ministère de l’Emploi et du développement social écrit que «le Ministère ne commente pas les décisions rendues par les commissions d’appel ou par la Cour fédérale du Canada qui ont a trait à l’administration de ses programmes et services, afin de ne pas compromettre leur indépendance».