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La souveraineté alimentaire en réponse à la COVID-19

Publié le 9 avril 2020 à 17:12, modifié le 9 avril 2020 à 17:12

Par: Elizabeth Dubé

Trois organisations du Nouveau-Brunswick réclament un plan provincial d’urgence sur la souveraineté alimentaire. Ils craignent que la pandémie finissent par freiner les échanges internationaux alimentaires.

Présentement au Nouveau-Brunswick, seulement 3 % des aliments consommés proviennent de la province. Si le commerce alimentaire mondial venait à stopper en raison de la COVID-19, l’alternative la plus efficace pour la province serait de devenir auto-suffisante. Une solution plus facile à dire qu’à faire pour certains producteurs. Comme Eddy Robichaud, propriétaire de la ferme J.-B. Robichaud et Fils de petit Pokemouche.

« Le problème, c’est que des fois les gens me disent, il y a des terres en friche, on peut faire de l’agriculture avec ça, mais pour mettre une terre en production, pour faire des légumes surtout, ça prend quelques années à la mettre pour qu’elle puisse être en production convenable. Tu ne peux pas virer ça sur un dix cennes et dire demain matin on sème toutes nos terres en friche et on a du manger assez pour tout le monde.»

L’Union Nationale des fermiers du Nouveau-Brunswick rappelle quant à elle que le plan de souveraineté alimentaire servirait en cas d’urgence. Le but demeure donc davantage de prévenir que de devenir complètement auto-suffisant.

« Pourquoi pas viser plus haut et tenter d’augmenter ce pourcentage là et d’avoir un système alimentaire un petit peu plus sécuritaire et résilient à tout ce qui pourrait venir dans le futur. », nous explique Rebeka Frazer-Chiasson, président de l’UNF au Nouveau-Brunswick.

Tous s’entendent toutefois pour dire qu’en temps de crise, les exigences d’accréditations doivent être assouplies. Pour faciliter la distribution d’aliments locaux à l’intérieur des super-marchés.

« Il faut revoir peut-être les règlements et les procédures existantes en réduisant le nombre de paperasses et les processus qu’il faut traverser.», ajout-elle.

Pour d’autres entrepreneurs, la solution réside également dans l’économie circulaire. Un concept selon lequel les rebus des uns deviennent une ressources pour d’autres. Sébastien Roy, copropriétaire de la Distillerie Fils du Roy à petit Paquetteville utilise depuis plusieurs années ce modèle économique.

« Les entreprises devront être de plus en plus consciente que si on a de la difficulté à s’approvisionner dans une pandémie, il va falloir être créatif et aller chercher nos matières premières dans notre environnement. »

L’UNF rappelle que tous sont invités à faire leur part en ce temps en crise. Que ce soit en achetant local ou en faisant pousser ses propres aliments.