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La Société du pont sur le Saguenay n’a plus confiance en la STQ

Publié le 8 février 2019 à 12:58, modifié le 8 février 2019 à 14:01

Par: Mariane Lajoie

La Société du pont sur le Saguenay est en désaccord avec l’arrivée de nouveaux bateaux à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine. Puisqu’elle a perdu confiance en la Société des traversiers du Québec, elle souhaite que le ministère des Transports prenne le relais pour assurer sa gestion.

Les mésaventures qu’additionnent dernièrement la Société des traversiers avec sa traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout et les bris du nouveau navire en rodage à Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine en dérangent plusieurs. C’est le cas de la Société du pont sur le Saguenay. Elle demande à ce que la STQ soit rattachée au ministère des Transports.

«Cette Société, à mon point de vue, n’a plus aucune crédibilité en régions. Le nouveau ministre, M. Bonnardel, après quelques mois, il a congédié le président directeur-général [par intérim, François Bertrand]. On est convaincu que ça va lui faire prendre conscience qu’on ne peut pas laisser la Société comme un électron libre, qui fait ce qu’elle veut, comme elle veut, et qu’elle ne soit pas intégrée dans la vision globale des besoins des usagers de la route 138», est d’avis le président de la Société du pont sur le Saguenay, Marc Gilbert.

Les nouveaux traversiers peuvent accueillir 110 véhicules, au lieu de 70, comme c’était le cas avant. Mais comme la route 138 n’a pas été modifiée, certains craignent qu’à la sortie des véhicules, ça cause de gros pelletons sur la route.

«On n’a pas pu juger de l’efficacité parce qu’on n’a pas eu de périodes de fort achalandage encore. Mais je pense qu’il aurait pu y avoir un peu d’aménagements. Du côté de Tadoussac, il y a des endroits de dépassement assez rapprochés, mais du côté de Baie-Sainte-Catherine, vers Québec, ça va peut-être être un peu plus difficile», concède le maire de Tadoussac, Charles Breton.

«Il va arriver des gros accidents. C’est écrit», est d’avis Marc Gilbert.

«Un pont ça ne ferait pas de tort. Il n’y aurait pas d’attente. C’est sûr que ce n’est pas bon pour les emplois», mentionne un utilisateur de la traverse. «J’aimerais avoir un pont. Des fois c’est long attendre», ajoute un camionneur. «Un pont, pour la rapidité et la fluidité du trafic», complète un homme.

Pendant ce temps, le bureau de projet gouvernemental, qui en étudie la possibilité, continue de récolter des données.

«Ça, ça va très bien. Le bureau de projet a déjà eu deux rencontres. On pense que c’est bien enligné, on pense que les fonctionnaires sont préoccupés de faire un projet réaliste. Ça se fait ailleurs, pour le prix que ces bateaux ont coûté», rappelle le président de la Société du pont sur le Saguenay.

Ce qui n’aide pas la cause de la STQ, ce sont les coûts des deux nouveaux traversiers. Québec aura déboursé 324M$ au lieu des 120M$ prévus initialement.