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Inquiétude pour la prochaine rentrée scolaire au Nouveau-Brunswick

Publié le 3 août 2020 à 17:20, modifié le 7 août 2020 à 16:34

Par: Antoine Pelland-Ratté

Plongés dans l’incertitude, des parents du Nouveau-Brunswick sont inquiets pour la rentrée scolaire qui approche. Le porte-parole de l’Opposition officielle en matière d’éducation déplore quant à lui le manque de transparence du gouvernement.

Jannick Mallet et son conjoint se préparent à la rentrée scolaire de leurs deux filles. Ils préfèrent aborder le sujet le moins possible.

«Je suis plein d’anxiété parce que je ne sais pas comment ma fille va réagir à toutes les nouvelles normes : le port du masque et ces choses-là. Elle est déjà anxieuse du fait qu’elle va devoir rester avec ses amis de classe», raconte la mère.

Leur fille au primaire a certains problèmes respiratoires. Selon la mère, l’obligation de porter le masque en classe pourrait poser problème si cette mesure était adoptée.

«Je suis inquiète parce que j’ai peur qu’elle ne rentre pas dans les demandes du district et du gouvernement. Si elle ne cadre pas dans ces choses-là et qu’elle ne peut pas porter le masque, que je sois prise à arrêter de travailler.»

Jannick Mallet est loin d’être seule à avoir des inquiétudes. «Il n’y a rien de clair. Il n’y a rien de clair encore», s’exclame un couple à Caraquet.

«On ne sait pas encore s’il va falloir les amener, s’il va y avoir de la place pour eux autres dans l’autobus. Ma fille était censée avoir cet été une pratique d’autobus et une pratique à l’école, mais on n’a pas encore été informé de rien», précise le père, André.

Ce couple ne sait pas comment l’école va s’assurer que les enfants portent correctement le masque. «De ne pas toucher, de le placer et de le remettre, de se laver les mains, c’est beaucoup de choses pour des enfants», explique Mélanie.

Le porte-parole de l’Opposition officielle en matière d’éducation, Chuck Chiasson, exprime lui aussi des inquiétudes. «On a assez de questions qu’on n’a pas de réponses. Ça stresse les étudiants, ça stresse les parents et ça stresse les enseignants. Sortez avec un plan compréhensible qui prend tout en conséquence.»

Au secondaire, les étudiants devront utiliser leurs propres appareils électroniques pour suivre en classe et faire leurs devoirs ; une mesure qui laisse perplexe le député.

«Est-ce que tous les ordinateurs auront les bons logiciels pour les utiliser à l’école ? Est-ce que nos enseignants sont assez formés dans l’usage des ordinateurs pour justement aider nos élèves ?», se questionne-t-il.