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Inquiétude chez les microbrasseurs

Publié le 29 juin 2020 à 16:43, modifié le 29 juin 2020 à 17:08

Par: Louis-Philippe Arsenault

Après les derniers mois particulièrement difficiles pour les brasseurs, la demande de Québec solidaire d’assouplir les règles dans leur secteur est bien vue dans la région, particulièrement en ce qui concerne les marchés publics.

« On a le droit d’aller faire des dégustations j’ai le droit de vendre ma marchandise comme mes chandails mes verres, etc, mais le client de partir avec la bouteille donc faut que je le réfère au dépanneur le plus près, alors ça, ça coupe le contact avec le client », explique Lydia Martin-Bérubé, copropriétaire de la microbrasserie au Frontibus de Rivière-au-Renard. L’entreprise a donc décidé de ne plus investir dans la location de kiosques de marché public, faute de rentabilité. Mme Martin-Bérubé dénonce une iniquité, car les vignobles peuvent y vendre leurs produits. « Un moment donné, va falloir se poser la question, est-ce que c’est de l’alcool ou ce n’est pas de l’alcool, pourquoi qu’à partir du moment où c’est de l’hydromel c’est une loi, si c’est de la bière c’est une autre loi, si c’est du vin c’est une autre loi, c’est vraiment compliqué. »

Si la proposition de Québec solidaire demande aussi à ce que les producteurs puissent livrer leurs produits directement aux consommateurs, ce changement s’appliquerait moins à la Gaspésie croit l’entrepreneure. « Nous en Gaspésie la distance est plus grande à couvrir pour offrir ce service-là de livraison à la maison », affirme-t-elle.

Grâce au permis de restaurant de la Microbrasserie Frontibus, un service de livraison à domicile a tout de même pu donner un petit coup de pouce au pire de la crise. « On faisait des sushis les mercredis donc une fois par semaine, on pouvait faire la livraison de sushi ce qui nous permettait de vendre quelques bières à gauche et à droit, mais ça n’aurait pas été un service qui aurait rentabilisé notre entreprise de faire ça sur du long terme », raconte la copropriétaire.

Mais advenant le resserrement des mesures de confinement, un service de plateforme web regroupant les microbrasseurs du Québec et l’achat en ligne pourrait être intéressant. « Avec un camion qui est réfrigéré, qui garde la qualité du produit ça peut être super intéressant », ajoute Mme Martin-Bérubé. Pour cette propriétaire, le service en boutique et dépanneur restera toujours primordial.

« Les gens aiment qu’on leur parle de nos produits comment on les a faits qu’est-ce qu’on a cueilli ça vient d’où cette recette-là, c’est ça les microbrasseries ».