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Nouvelles

Grève imminente à la SÉPAQ

Publié le 11 juillet 2019 à 16:55, modifié le 11 juillet 2019 à 16:55

Par: Louis Laflamme

Si vous planifiez profiter des parcs nationaux de la SÉPAQ durant les vacances de la construction, il se peut fort bien que vous vous butiez à des employés en grève. On nous dit que les parcs vont demeurer ouverts, pour l’instant en tout cas, mais plusieurs services seraient affectés.

Les négociations entre la SÉPAQ et ses syndiqués n’ont toujours pas abouti. La grève devient de plus en plus imminente.

« On négocie depuis 6 mois. Et l’employeur nous dépose le monétaire il y a deux semaines passées seulement. Et c’est le point d’achoppement de la négociation. Si on avait commencé à négocier le monétaire dès le début, on en serait peut-être pas là aujourd’hui », lance le président du syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Christian Daigle.

Le coup d’envoi de cette éventuelle grève serait le 20 juillet. En plein coeur des vacances de la construction. Elle toucherait l’ensemble des parcs nationaux du Québec, dont ceux de la Gaspésie, de Miguasha et de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé. Plus de 1500 employés seraient mobilisés.

« Je veux qu’on règle. Mes gens qui vont se priver de salaire ne sont pas plus heureux d’avoir à ce privé de salaire non plus. Ce sont des gens qui travaillent en moyenne 23 semaines par année. De se priver de 3-4 semaines de salaire si on fait la grève, si on est obligé de la faire, c’est comme de se priver de 2-3 mois de salaire s’il travaille à l’année », ajoute Christian Daigle.

C’est la question salariale qui est toujours au cœur du litige. La dernière offre patronale est ridicule, selon le syndicat.

« La moyenne des salaires a augmenté de 3,8 % au Québec dans les 12 derniers mois. L’employeur nous offre moins de 1% par année, pour chacune des années de la convention collective. Je trouve ça ridicule et indécent pour nos membres », déplore Christian Daigle.

Quelques services seraient perturbés. Notamment au niveau des locations d’équipements, des services de casse-croûte, de même que pour les activités de découvertes. Malgré tout, la clientèle semble appuyer les travailleurs.

« Je comprends aussi, veut veut pas, que les gens veulent avoir des meilleures circonstances, des meilleures choses pour eux-mêmes », de dire un vacancier.

« Je comprends un peu le fait que les services vont diminuer. Mais d’un autre côté, c’est important de faire des moyens de pression pour augmenter les qualités de travail. Éventuellement, les services vont être là les autres années », rétorque un autre marcheur.

« Moi je suis un peu pour ça. C’est un coup à donner. C’est sûr que pour l’instant, on paye un petit peu, mais je pense que c’est un bon coup à donner pour l’environnement et compagnie parce qu’ils méritent de bonnes conditions de travail eux autres aussi », soutient un touriste de passage dans le parc national de la Gaspésie.

« Je compatis beaucoup avec les travailleurs qui sont ici, à la SÉPAQ. On est ici depuis cinq jours et ils font tellement un travail extraordinaire. Ils donnent tout leur cœur. Ils nous donnent des informations qui ont une valeur vraiment extraordinaire à mes yeux », ajoute une autre dame qui se baladait dans les sentiers.

« Je trouve que les touristes, on en profite davantage quand eux sont bien traités. Présentement, ils ont quand même le sourire, mais, je veux dire, le coeur y est peut être moins », en ajoute une autre.

La SÉPAQ n’a pas voulu commenter cette possibilité de grève.

Même durant la grève, si grève il y a, tous les parcs  ouverts. Tous les clients qui ont déjà des réservations devraient être contactés par la SEPAQ d’ici la fin de la semaine.