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Facultés affaiblies causant la mort : les proches d’une victime lancent un message

Publié le 4 mai 2021 à 17:18, modifié le 4 mai 2021 à 17:18

Par: Fabienne Tercaefs

La sentence de Sébastien Miville, qui a été rendue hier, fait réagir. Il a causé un tragique accident à La Pocatière en 2018, alors qu’il avait les capacités affaiblies par la drogue. Deux personnes ont perdu la vie, dont sa copine, une jeune femme de 17 ans.

«Nous, la façon qu’on a eu de l’avoir toujours avec nous c’est que moi et mon mari on a son nom de tatouer», explique Jessie Carrière-Langevin en montrant son bras.

La belle-sœur et le frère de Kelly Charest, décédée dans l’accident de voiture, estiment que le drame a brisé leur famille. Ils ont tous les 2 quitté leur emploi car ils étaient très affectés psychologiquement.

«Ça a pris du temps avant de remonter la pente et encore aujourd’hui c’est sûr que oui on pleure oui on y pense, c’est toujours là même si ça fait quasiment 3 ans», s’émeut la jeune femme.

4 ans de prison et 7 ans d’interdiction de conduire pour Sébastien Miville, coupable de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, c’est  » une sentence bonbon » selon Jessie Carrière-Langevin qui lance un message :

«C’est tolérance zéro. Que ce soit n’importe quoi, alcool, drogue, le sommeil, c’est juste tolérance zéro. Tu touches quelque chose et bien tu ne prends pas les clés de ton auto, ou tu ne sors pas, ou tu appelles un taxi, ou n’importe quoi, mais ne touche pas au volant.»

Selon les données de la Société de l’assurance automobile du Québec,  93 % des infractions au volant sont associées à la capacité de conduite affaiblie. Cela peut-être l’alcool, mais aussi d’autres substances, comme ici la drogue.

«Je vous dirais qu’il y a beaucoup beaucoup d’infractions aujourd’hui dans ce palais de justice là, comme partout au Québec, sur la drogue. C’est vrai que ça peut rendre des gens totalement incapables de conduire», confirme la Procureure de la Couronne, Maître Lili-Ann Laforest.

Les citoyens, en particulier les jeunes ne se rendent pas toujours compte de la dangerosité de la drogue au volant.

«Je trouve que fumer, selon le monde qui a fait ses expériences c’est pas mal moins pire que chauffer avec de l’alcool dans le corps», considère un jeune homme.
«Un chauffeur qui est tout seul et qui est pas à jeun c’est son problème mais quand il y a d’autres personnes embarqué avec lui, il faudrait qu’il pense 2 fois et qui pense aux autres à côté de lui», estime l’ami qui l’accompagne.

Et la prévention doit s’accentuer encore, car selon une étude de la SAAQ, le cannabis était présent dans le sang d’un conducteur sur 5 décédés au Québec entre 2014 et 2018.