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Examen d’admission : des infirmières en colère

Publié le 15 mai 2018 à 15:05, modifié le 15 mai 2018 à 20:16

Par: Annie Levasseur

Des infirmières diplômées de la Péninsule acadienne veulent une traduction adéquate de leur examen d’entrée.

Un rapport de la commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick publié la semaine indique que cet examen défavorise les finissantes francophones. « On a choisi cette profession-là pour une raison. La santé nous tient à cœur. C’est au gouvernement de réaliser qu’il est en train de perdre de bonnes infirmières qui étaient là pour les bonnes raisons », affirme une infirmière diplômée, Pamela St-Cœur Leclair.

Trois infirmières de la Péninsule acadienne ont un baccalauréat. Pourtant, elles ne peuvent pas exercer leur métier puisqu’elles n’ont pas passé leur examen d’entrée. « Il y a certains sujets et certaines questions que je n’avais jamais vus en tant qu’étudiante », indique l’une d’elles, Gaëtane Blanchard.

Elles se disent défavorisées parce que l’examen est conçu aux États-Unis et mal traduit. Elles veulent que l’Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick les appuie et qu’elle leur fournisse un examen canadien et en français. « Tout le matériel pédagogique est uniquement en anglais. Toutes les devises que l’on paie sont des devises américaines. Le taux de change n’est pas en notre faveur déjà que les coûts sont extrêmement élevés », exprime Pamela St-Cœur Leclair.

Après leurs études, les infirmières ont un certain temps pour passer l’examen. Elles ont 12 chances et chaque fois, elles doivent débourser environ 1000$. Si elles échouent, elles perdent leur droit de pratique. « Pour moi, c’est comme si mon baccalauréat est aux poubelles, déjà », mentionne Stéphanie Noël.

Cette dernière est maintenant aide-enseignante. « J’ai mon baccalauréat de quatre ans qui équivaut à 2000 heures de stages pendant le baccalauréat. Ce stage équivaut à deux ans de travail. Je pense que je suis apte à travailler », dit-elle.

 

Les infirmières déplorent aussi le fait qu’elles doivent travailler dans d’autres domaines alors qu’il y a une pénurie d’infirmières au Nouveau-Brunswick. « Il y a des départements dans lesquelles les infirmières sont épuisées parce qu’elles n’ont pas le choix de faire du temps supplémentaire. Nous, nous sommes là, disponibles et prêtes à aller travailler, mais on ne peut pas », explique Gaëtane Blanchard.

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick a l’intention d’agir pour amener l’association à modifier son examen d’admission. Le Réseau de santé Vitalité est aussi d’avis que les droits linguistiques doivent être respectés.