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Droit et médecine exclus d’un programme d’aide aux étudiants

Publié le 11 juillet 2018 à 12:06, modifié le 11 juillet 2018 à 12:17

Par: Jacob Cassidy

Un finissant de l’Université de Moncton dénonce que les étudiants en droit et en médecine sont exclus des programmes d’aide financière du gouvernement. Marc-André Desjardins vit chez ses parents pour épargner, en attendant de devenir avocat. Le jeune homme de Grand-Sault devra rembourser une importante dette d’étude.

Marc-André Desjardins vient tout juste de compléter son baccalauréat en droit. Il cumule près de 100 000 dollars en dettes puisque son programme est exclu de l’aide financière gouvernementale. «L’aide financière au Nouveau-Brunswick n’est pas suffisante pour les frais de scolarité et pour maintenir un appartement et un style de vie», affirme-t-il.

Au Nouveau-Brunswick, pour être admis en droit ou en médecine,  les étudiants doivent avoir déjà complété un autre baccalauréat. C’est ce qui cause problème. «L’argument principal du gouvernement c’est que c’est un deuxième BAC, on veut vous aider à obtenir votre premier BAC», relate le finissant.

 

«Même si les programmes de droit sont des programmes que les étudiants font après leur premier cycle, ce sont encore des programmes de baccalauréat», commente la présidente de l’Alliance étudiante du Nouveau-Brunswick Brianna Workman.

 

Le finissant en droit plaide que sa cohorte est particulièrement affectée. En 2015, le gouvernement Gallant a aboli le rabais sur les droits de scolarité, qui aurait dû rembourser une partie des frais de son premier diplôme. «Il a promis aux étudiants qui étaient en période d’étude de leur offrir plus d’aide. Nous, les étudiants en droit on pensait qu’on allait être admissible puisqu’on rencontrait tous les critères. À ma surprise, ils ont refusé ma demande», raconte Marc-André Desjardins.

Les étudiants pénalisés estiment qu’il existe des iniquités dans le programme. «Les autres programmes, comme les programmes de travail social et aussi d’éducation, il y ont accès et c’est une situation très similaire», mentionne Mme Workman.

L’étudiant en droit tente depuis plus de deux ans d’obtenir des explications. «J’ai commencé la conversation avec le gouvernement en 2016, en février 2016 et toujours pas de réponse concrète de la part du gouvernement», partage-t-il.

Dans une déclaration écrite, le ministre de l’Éducation post-secondaire affirme que: «le programme visait à cibler les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises à faible revenu les plus vulnérables, qui n’auraient autrement jamais envisagé de fréquenter un collège ou une université. Ce sont les étudiants qui accèdent à l’éducation postsecondaire ou qui envisagent de le faire pour la première fois par l’entremise d’un diplôme collégial initial ou d’un diplôme.»

«D’autres programmes d’aide financière, y compris le programme de bourses d’études du Nouveau-Brunswick, sont offerts aux étudiants poursuivant leurs études postsecondaires, que ce soit en droit, en médecine ou dans d’autres programmes d’études supérieures», ajoute le ministre.