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Diversité sexuelle : contrer les préjugés en région

Publié le 31 mai 2021 à 16:29, modifié le 31 mai 2021 à 17:05

Par: Thomas Bourgault

Mettre en lumière la diversité sexuelle et combattre les préjugés dans les régions, notamment au Bas-Saint-Laurent. C’est la mission que s’est donné l’organisme Les 3 sex.

La différence sexuelle et de genre est un enjeu majeur dans nos régions. Plusieurs personnes issues de la communauté LGBTQ+ font face à de nombreux obstacles, spécialement à l’extérieur des grands centres.

« Il y en a pour tout. Des préjugés, c’est quelque chose qu’on ne connait pas. Quand on ne connait pas quelque chose, on porte un jugement. Par exemple, moi je m’identifie comme bisexuelle et les gens souvent vont penser des fois que c’est une homosexualité qui n’est pas assumée. Ça revient souvent. Les gens vont penser des fois qu’on est des gens infidèles. Dans le fond, qu’on est intéressé par tout le monde, ce qui n’est pas du tout le cas. », d’affirmer Marie-Claude Joannis, travailleuse sociale.

La campagne La diversité est dans le pré consiste en sept courts portraits vidéo sur des porte-étendards de cette communauté.

« Les 3 sex sont allés dans plusieurs régions du Québec. L’Abitibi, Lanaudière, etc pour filmer différentes réalités homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles, queer. De personnes en chair et en os qui vivent leur diversité de belle façon en région, de façon relativement facile aussi. »

L’un de ces préjugés veut qu’il n’existe pas, ou très peu, de personnes de diversité sexuelle dans les régions. Une fausse idée bien ancrée dans les esprits.

« Les gens de la communauté LGBTQ+ c’est au moins 10% de la population peu importe où on se retrouve. Évidemment, dans certains quartiers ça va être plus concentré en ville, mais c’est 10% de la population au moins. Donc, il faut savoir que les gens n’ont pas tous envie de s’exposer et souvent on va remarquer peut-être les gens qui répondent plus à des standards ou à des stéréotypes », ajoute Marie-Claude Joannis.

Il y a encore du chemin à faire pour la diversité sexuelle, mais il y a espoir.

« Au Bas-Saint-Laurent ça va devenir une grosse fabrique d’alliés et on va devenir les leaders au Canada », ajoute Steve Huet, intervenant psychosocial.

« C’est exceptionnel de penser qu’il n’y a pas un flocon de neige qui est pareil. Alors, il n’y a pas un être humain qui est pareil. On a tous des différences », explique Marie-Claude Joannis.

« Les gens de la communauté apportent beaucoup à la culture notamment », conclut Steve Huet.