Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Déclin des abeilles : l’importance du mois de mai sans tondeuse

Publié le 13 mai 2022 à 15:44, modifié le 13 mai 2022 à 18:59

Par: Mickael Robitaille

La population d’abeilles continue d’être en déclin. Les efforts pour sauver ces pollinisateurs se poursuivent.

À Edmundston, comme sans plusieurs autres villes, le « mois de mai sans tondeuse » revient pour une 2e année. Cet apiculteur a perdu 26 ruches ce printemps, soit environ 10% de ses abeilles. Un taux de mortalité qui se situe dans les normes. Par contre ailleurs au Canada, les mites varroa ont décimé une grande partie de ces insectes.

« Les pollinisateurs sauvages ont ça très dur, nous les apiculteurs on a un petit peu moins de misère. » , explique Roland Michaud, apiculteur et propriétaire de Donna’s Beehive Creations à Saint-Léonard.

Il existe plusieurs facteurs qui contribuent au déclin des abeilles. « L’herbicide et le pesticide qui sont utilisés beaucoup ici au Nouveau-Brunswick est un gros gros facteur. » , indique M. Michaud.

« C’est sûr que de garder nos environnements le plus naturels possible, ça va aider à bénéficier à la santé de nos abeilles » , mentionne Josée Landry, directrice du Jardin bptanique du Nouveau-Brunswick.

Les pissenlits font leur apparition en mai.  C’est la première source de nourriture pour ces pollinisateurs. « C’est les premières fleurs qui sortent. Les abeilles, les bourdons, ce sont ces fleurs-là qu’ils ont besoin pour commencer à pondre des œufs de nouveau pour pouvoir remonter leur population. » , explique M. Michaud.

« Les pissenlits sont une très bonne source de pollen pour les abeilles qui viennent de se réveiller et qui ont super faim. » , ajoute Mme Landry.

Ces petites bestioles sont vitales pour la chaîne alimentaire. « C’est eux qui vont polliniser une grosse majorité de nos fleurs pour nous donner nos fruits, nos légumes, certains grains aussi. Si on n’a pas les abeilles, on ne mangera pas grand-chose. » , explique la directrice du Jardin botanique du Nouveau-Brunswick.

« T’as beau mettre ce que tu veux dans le sol, si les fleurs sortent et que les pollinisateurs ne sont pas à pour prendre soin de ces fleurs-là, vous allez avoir beaucoup moins de rendement.» , ajoute M. Michaud.

Des citoyens rencontrés comptent participer au mois de mai sans tondeuse.  « J’essaye d’aider le plus que je peux, si c’est juste laisser pousser mon gazon je vais le faire, il me semble que ce n’est pas compliqué à faire. » , mentionne une femme rencontrée.

« Je vais le faire et si je te vois l’année prochaine je te dirai si j’ai bien réussi ! » ,  explique un résident.

Vos efforts pour éviter de couper ces fleurs jaunes l’été dernier devraient s’observer cette année.