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CHSLD des Basques : un climat de travail malsain

Publié le 17 avril 2019 à 18:29, modifié le 18 avril 2019 à 11:17

Par: Marie-Eve Cloutier

On revient sur la crise qui affecte le CHSLD des Basques. La pénurie de préposés aux bénéficiaires fait en sorte que certains résidents ont passé une semaine complète sans prendre de bain. Des salariés dénoncent aussi le climat de travail au sein de l’établissement. CIMT Nouvelles les a rencontrées sous le couvert de l’anonymat.

« Des patients qui pleurent parce qu’ils veulent aller aux toilettes et je n’ai pas le temps de les amener… ça fait mal. » Cette préposée peine à bien s’occuper de ses bénéficiaires au CHSLD des Basques. Elle se sent impuissante.

« Parce qu’on se met à leur place. Ça pourrait être ma mère, ça pourrait être mon père », ajoute-elle.

Des quarts de travail sont à découvert pratiquement tous les jours. Les employés restant sont épuisés. « Les familles s’en rendent compte aussi. Il y au minimum une personne par jour qui part chez elle en pleurant », confie la préposée.

Plusieurs collègues ont décidé de quitter. Une solution qui qu’elle n’envisage pas pour le moment. « Je ne verrais pas dans quelle autre métier j’irais. Mais, les conditions doivent changer », lance-t-elle.

Car en plus de la pénurie de main-d’œuvre, un climat de travail malsain règne au centre d’hébergement. Une gestionnaire est pointée du doigt.

« C’est beaucoup de harcèlement, elle impose un règne de terreur. Si on lui dit non, elle nous raccroche au nez, ou elle se met à pleurer. Elle fait du chantage », affirme une autre préposée du CHSLD des Basques.

Étude sur le climat de travail

Une pétition signée par la majorité du personnel soignant demande le départ de la gestionnaire. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a analysé l’état de la situation après avoir reçu la pétition.

« Au moment où l’on se parle, les solutions ne sont pas encore identifiées. Nous avons des pistes, mais les pistes, on veut les partager avec le personnel en premier, puisque c’est eux qui ont participé à l’étude », indique Frédéric Gagnon, directeur du programme soutien à l’autonomie des personnes âgées au CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Il ajoute que le climat de travail se construit avec tous les employés, donc à la fois avec le personnel soignant et les gestionnaires.

Concernant la pénurie de préposés, Frédéric Gagnon rappelle que le manque de main-d’œuvre n’est pas un défi propre au Bas-Saint-Laurent. « On peut aussi avoir recours à de la main-d’œuvre indépendante », fait-il valoir.

« Je tiens également à dire que tous les services de base sont offerts aux résidents, notamment concernant les bains et les services alimentaires », garanti le directeur.

Le personnel de l’établissement sera rencontré au cours des prochaines semaines.