Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

C’est la fin pour le chantier maritime de Charlevoix !

Publié le 28 mai 2021 à 13:23, modifié le 28 mai 2021 à 14:26

Par: Cimon Charest

Une page d’histoire s’est tournée ce matin à Saint-Joseph-de-la-Rive. À 5h 55, pour une dernière fois, un navire a été mis à l’eau au Musée maritime de Charlevoix.

Pour une ultime fois, le vieux treuil de 75 ans a tiré son dernier navire pour le mettre à l’eau.

« Saint-Joseph-de-la-Rive est très liée à l’histoire des goélettes », nous a souligné Claude Lafleur, président du musée maritime.

« Rappelez-vous que la colonisation a commencé par le fleuve. C’était le moyen de transport le plus facilitant, alors c’est comme ça vraiment que nos villages ont été créés », précise le maire des Éboulements, Pierre Tremblay.

« Mais s’il n’avait pas eu ces bateaux, ces goélettes-là, il n’y aurait pas eu de Québec comme on le connait », nuance le capitaine Pierre Marcotte.

« Le Fleuve Saint-Laurent c’est notre voie de passage, c’est aussi notre bouche océane vers le reste de la planète », ajoute la députée de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix, Caroline Desbiens.

Capitaines, familles, descendants et élus, tous étaient présents pour se remémorer et partager de vieux souvenirs !

« Je me souviens des fois il y avait 25 navires qui étaient là. On se connaissait tous. Il y avait des gars de L’Isle-aux-Coudres, de la Petite-Rivière-Saint-François, des gars de Saint-Joseph-de-la-Rive. On était tous des jeunes du même âge dans ces années-là. On avait 18-19 ans. », partage le Capitaine Jean Lavoie.

« Les Québécois, on a de quoi à être fier de ces gens, de ces pionniers, de ces capitaines qui ont nourri le Québec. Pas de goélettes, pas de Québec. C’est clair (rires) », ajoute le Capitaine Marcotte

Le treuil a servi à mettre des centaines de goélettes à l’abri des grandes marées et des hivers. L’ancien chantier servira désormais d’exposition pour le musée maritime.

« Ça va être pour interpréter comment on mettait à l’eau les navires », explique Manon Lavoie, du Groupe Océan.

« J’invite les gens à venir visiter le musée, parce que c’est un endroit qui nous fait revenir à nous-mêmes », lance la députée.