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Assurance-emploi : la situation s’envenime

Publié le 11 juillet 2018 à 14:55, modifié le 11 juillet 2018 à 14:55

Par: Annie Levasseur

La situation des travailleurs saisonniers de la Péninsule acadienne se détériore une fois de plus.

Une diminution du taux de chômage dans leur zone économique les force à travailler plus d’heures pour recevoir des prestations d’assurance-emploi. Mais les travailleurs saisonniers disent que les emplois se font rares dans la région. « J’ai une famille et j’ai une maison à payer comme la plupart des gens de la péninsule. Ça commence à faire peur pas mal », exprime Éric Richardson.

Ce travailleur saisonnier commence habituellement à travailler au mois de mai. Mais cette année, en raison d’un manque de travail, il n’est toujours pas à l’ouvrage. « Ça fait neuf semaines que je perds et le taux de semaines augmente. C’est rendu à 17 semaines et 525 heures. Ça commence à me shaker partout dans le corps », ajoute Éric Richardson.

Depuis le 8 juillet, les travailleurs saisonniers doivent faire 525 heures pour toucher 21 semaines de prestation d’assurance-emploi. Avant cette date, ils devaient travailler 490 heures pour 23 semaines et en 2016 420 heures pour 30 semaines. Les travailleurs doivent donc faire plus d’heures pour moins de semaines de prestations. « Le gouvernement nous avait promis qu’il allait travailler avec nous autres et qu’il allait travailler sur la situation. Ça fait longtemps qu’on le demande au niveau des statistiques et des zones. Rien n’est fait. La lune de miel avec le gouvernement est finie », explique Fernand Thibodeau.

Le porte-parole du Comité d’action assurance-emploi demande à la population de se mobiliser pour exprimer son mécontentement. « Tous les travailleurs saisonniers de la Péninsule acadienne et du Nouveau-Brunswick, ainsi que tous les employeurs permanents et les entreprises doivent se mobiliser et travailler ensemble. Il faut un gros rassemblement dans la Péninsule acadienne », mentionne Fernand Thibodeau.

L’augmentation du nombre d’heures demandées s’explique par une diminution du taux de chômage dans la région économique Restigouche-Albert. Hors malgré cette diminution, les emplois sont toujours aussi rares selon les travailleurs saisonniers. « Je suis toujours obligé de sortir à l’extérieur. Je suis toujours dans le Sud, dans le coin de Cap-Pelé et de Moncton. Cette année, dans la construction, c’est déjà plein. Tout le monde a besoin d’ouvrage et c’est vraiment difficile d’embarquer sur le chantier », raconte Éric Richardson.

Les membres du Comité d’action assurance-emploi doivent rencontrer des représentants des gouvernements fédéral et provincial à la fin juillet.