Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Après l’alliance de l’est pour l’énergie : une alliance pour le logement ?

Publié le 29 mars 2023 à 18:04, modifié le 29 mars 2023 à 18:04

Par: Marie-Helene Chartrand

Après l’Alliance de l’énergie de l’Est, pourrait-on voir une alliance similaire pour faire face à la crise du logement ? C’est la suggestion du député Bernard Généreux, mais l’idée ne fait pas l’unanimité.

« Si on est capable de faire une alliance pour les éoliennes peut-on pas faire une alliance pour les logements partant de Montmagny jusqu’aux îles de la Madeleine? » s’interroge le député fédéral Bernard Généreux.

Je lance l’idée, je n’impose pas l’idée à personne, » ajoute-t-il.

Le Bas-Saint-Laurent fait face à des défis démographiques importants. Et pour réussir à faire mentir les prédictions, il faut d’abord s’attaquer à la crise du logement.

« C’est sûr que la situation s’est améliorée au Bas-Saint-Laurent, mais elle ne s’est pas améliorée partout et entre 2011 et 2022 au Bas-Saint-Laurent on a perdu 700. Ce n’est pas encore l’afflux de milliers de personnes », fait remarquer le président de l’Alliance de l’énergie de l’Est, Michel Lagacé.

« On sait que la population canadienne va doubler d’ici possiblement 2075 2100, donc comment fait-on maintenant pour se positionner pour être capable de recevoir du monde qui vont rester chez nous, »  questionne Bernard Généreux.

« Le logement c’est un enjeu et un frein au développement de nos régions, » affirme Maxime-Blanchette-Joncas.

« Si on est capable de s’unir pour faire affaire avec Hydro-Québec qu’est-ce qui nous empêcherait de faire aussi une réflexion pour que ces retombes la puissent aller pour faire une coopérative régionale, » dit Bernard Généreux.

Mais l’idée ne fait pas consensus.

« Je ne comprends pas l’idée de faire une vaste structure pour répondre aux besoins régionaux. On ne mettra pas une couche supplémentaire qui va être moins efficace que ce qu’on fait actuellement, » s’exclame Michel Lagacé.

Ce dernier  fait valoir que les redevances des contrats avec Hydro-Québec commenceront à arriver dans les coffres dans 4 ans.

« L’importance du logement de l’habitation ce n’est pas en 2027 2028 c’est maintenant, » fait-il valoir.

« Il y a tellement de différence de particularités entre es territoires la d’un bout à l’autre que ça ne peut pas tenir la route, » ajoute-t-il.

« Les réalités des MRC sont différentes (…).

On pourrait certainement avoir une table régionale, mais je pense qu’il faut commencer par la base (…) et ça veut dire d’aller avec chaque organisme dans leur territoire respectif, » affirme pour sa part Maxime Blanchette –Joncas.

Néanmoins, les élus semblent se rejoindre au sujet de la lourde bureaucratie autant au provincial qu’au fédéral.

« Il y a des mille-feuilles d’exigences avant d’aller chercher le financement,» déplore Michel Lagacé.

« Ça prend une éternité avant d’avoir le financement. C’est des programmes non arrimés de Québec et Ottawa, » dit Bernard Généreux.

« Ottawa était entêté une fois de plus a imposer des conditions, » lance Maxime Blanchette –Joncas.

Alors qu’à une semaine d’intervalle, Québec et Ottawa ont dévoilé leur budget, plusieurs jugent insuffisantes les mesures annoncées pour le logement pour l’un comme pour l’autre.

Chose certaine la crise du logement est un enjeu majeur auquel il faut s’attaquer dès maintenant.