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Achat d’électricité auprès des papetières: une financière qui suscite du mécontentement au N.-B.

Publié le 19 juillet 2021 à 16:25, modifié le 19 juillet 2021 à 16:25

Par: Gilles Duval

L’entente d’achat d’électricité entre les papetières et le gouvernement du Nouveau-Brunswick suscite du mécontentement. D’autant plus qu’Énergie NB rapporte des pertes nettes de 4 millions $ et une augmentation de 9 millions de la dette nette pour l’exercice financier 2020-2021.

Selon le Programme d’achat d’énergie renouvelable pour la grande industrie, le gouvernement versera 12,5 % de plus pour acheter l’électricité ou la biomasse produites par six papetières au Nouveau-Brunswick, dont l’usine de Twin Rivers à Edmundston. Cela représentera une dépense annuelle additionnelle d’environ 5 millions $.

«Nous dans la fonction publique, on se fait toujours dire, il manque d’argent, il faut se serrer la ceinture; lorsque les grands compagnies arrivent, on sort le chéquier et on leur dit combien vous voulez», a commenté le porte-parole aux communications pour le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Simon Ouellette.

L’opposition libérale dénonce la décision qui a été prise par le cabinet et non par l’assemblée législative.

«Disons que c’est une largesse généreuse dans la situation dans laquelle Énergie NB est dedans. On n’avait pas besoin d’augmenter de 12,5 %», a indiqué le député de Bathurst-Ouest/Beresford, René Legacy.

Le programme a été mis en place en 2011. Son objectif est de rendre les papetières provinciales plus concurrentielles. Jusqu’ici, il est estimé que plus de 100 millions $ leur ont été versés.

«Faut comprendre que le programme a été créé dans le temps lorsque les moulins avaient besoin d’être compétitifs; ils ont de bonnes années tout de suite», a ajouté le critique libéral en matière de ressources naturelles.

«C’est rien de plus qu’une subvention cachée à une industrie qui est profitable et qui d’ailleurs n’est pas trop transparente avec ses profits», a poursuivi le porte-parole du SCFP.

L’entente prévoit un ajustement selon l’inflation. La majoration fait suite aux 10 premières années à tarifs fixes.

«Énergie NB quand ils font des déficits, ils ont tendance à refiler la facture sur le dos des citoyens. Mais pendant ce temps-là, il y a des millions $ qu’ils donnent en cadeaux aux grandes compagnies. À quelque part, je crois que les individus font plus que leur part; il y a une injustice à équilibrer». a continué Simon Ouellette.

La dette d’Énergie NB totalise 4,9 milliards $. La société attribue son déficit de la dernière année aux effets de la Covid-19 et des problèmes de fiabilité du réseau.