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Nouvelles

50 rue Saint-Joseph : Baie-Saint-Paul accorde le feu vert pour la démolition

Publié le 12 février 2024 à 22:19, modifié le 13 février 2024 à 14:18

Par: Jérôme Gagnon

Baie-Saint-Paul a finalement octroyé un permis de démolition pour l’immeuble qui abritait l’ancien Gite au Clocheton au grand soulagement des propriétaires. Le bâtiment patrimonial a été endommagé par les inondations du 1er mai 2023.

Les émotions étaient vives, lundi soir, pour Johanne Robin.

« Que dire après tous ces mois dans l’insécurité et le néant », a-t-elle affirmée, les yeux dans l’eau.

La propriétaire de ce bâtiment patrimonial à Baie-Saint-Paul attendait une décision depuis des mois. Elle pourra maintenant passer à autre chose.

« Ils ont pris la seule décision sensée en fonction des coûts énormes », croit-elle.

Satisfaite de la décision de la Ville, elle déplore tout de même le long processus qu’elle a dû subir. Pour la Ville, il ne s’agit pas d’un échec. Selon son maire, les instances auront tout fait afin de préserver l’ancien gîte. Après plusieurs analyses et de multiples discussions, un constat s’impose.

« On parle quand même d’un montant de plus de 700 000$. C’est quand même imposant et ce n’était pas techniquement réalisable pour ce projet. Ainsi, on en est venu à la conclusion qu’on était rendu à la démolition », répond Michaël Pilote.

D’ailleurs, la Ville a tenu à défendre son bilan en matière de patrimoine.

« C’est plus de 23 millions de dollars, qui ont été investis dans les dernières années. On parle de 10 millions qui ont été injectés à Maison Mère avec la centrale à biomasse. Au domaine Cimon, dont nous sommes acquéreur, depuis l’an dernier, on parle de près de 800 000 $ qui seront investis en 2024 », précise l’élu.

Les détenteurs du bâtiment devront encore prendre leur mal en patience puisqu’un délai de 90 jours s’applique. La MRC de Charlevoix donnera son accord durant cette période. Une vente n’est toujours pas exclue. Johanne Robin a d’ailleurs invité ceux et celles qui souhaitent préserver le bâtiment à s’allier pour l’acheter.

« Nous avons toujours espoir de sauver encore la résidence et qu’une transaction puisse avoir lieu », souligne le maire Pilote.

D’autres sinistrés étaient également présents. L’un d’entre eux a demandé à la Ville d’en faire plus pour eux. Le processus d’immunisation est particulièrement complexe et coûteux.

« On pense que tout est couvert à 90 %. Dès qu’on leur soumet nos factures, on essuie constamment des refus. Ce que je dis, c’est que ça prend un encadrement parce qu’il y a plusieurs autres personnes qui pensent à immuniser leur résidence », indique le propriétaire, Yves Giroux.

Sensible à leurs préoccupations, la Ville discute avec le ministère concerné afin d’ajouter une ressource temps plein pour accompagner les citoyens de cette rue.